La Syrie fait monter le cours du pétrole à un plus haut depuis mi-2011

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A toute chose malheur est bon affirme le dicton. Lequel se vérifie une nouvelle fois : les événements actuels en Syrie boostant le cours du pétrole … à la plus grande satisfaction des majors pétrolières.
Vendredi, le prix du baril a ainsi atteint son plus haut niveau depuis le milieu de l’année 2011, les marchés redoutant un regain de tension sur le dossier syrien, la publication de chiffres concernant l’emploi US ne permettant pas de contrebalancer leurs craintes, bien au contraire.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en octobre aura ainsi grimpé de 2,16 dollars vendredi sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), atteignant au final 110,53 dollars, valeur qu’il n’avait pas touchée depuis mai 2011.
Parallèlement à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre cloturait à 116,12 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), progressant de 86 cents par rapport à la veille.
Une situation qui, selon les analystes, fait suite à la nouvelle guerre froide semblant s’établir entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama, une escalade autour du conflit syrien étant de plus en plus prévisible.
Alors que le président américain souhaite obtenir un maximum de soutiens en faveur de son projet d’attaque contre le régime de Damas, arguant que ce dernier a fait usage d’armes chimiques contre des populations civiles, Vladimir Poutine a indiqué pour sa part que la Russie se tenait prête à aider la Syrie si cette dernière était attaquée.

Si la production de pétrole syrienne n’est certes pas d’une grande ampleur, une intervention internationale est de nature à déstabiliser l’ensemble du Moyen-Orient, zone de production d’environ un tiers du brut mondial.

Autre élément haussier : les chiffres issus du rapport mensuel des autorités américaines sur l’emploi US. Si ces derniers laissent certes entrevoir une baisse de 0,1 point du taux de chômage pour le mois d’août à 7,3%, ce qui correspond à son plus bas niveau depuis décembre 2008, les analystes relativisent cette performance. Estimant qu’une telle situation résulte en grande partie de la baisse de la population active – laquelle a atteint son plus bas niveau depuis 35 ans – et non pas de la création d’emplois.

Il s’avère en effet, qu’après révision, les créations d’emplois pour le mois de juin ne s’élèvent plus qu’à 172.000 emplois en juin contre 188.000 annoncés précédemment, le chiffre de 104.000 emplois nouveaux étant enregistré au final en juillet et contre 162.000 auparavant.
Des chiffres peu réjouissants qui devraient toutefois ralentir la politique de désengagement de la Fed (Réserve Fédérale Américaine).

Sources : AFP, ats

Elisabeth Studer – 08 septembre 2013 – www.leblogfinance.com


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