LafargeHolcim pourrait recentrer ses activités mondiales

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Selon les propos de son président, Beat Hess, LafargeHolcim envisage de se retirer de plusieurs marchés, estimant avoir perdu beaucoup de temps. Objectif affiché : faire en sorte que la méga fusion opérée l’an dernier entre les groupes français et suisse soit une véritable réussite. Car, un peu plus d’un an après la fusion de Lafarge et Holcim, le plus grand groupe cimentier mondial cherche toujours sa forme optimale. Bien qu’il ait amélioré son bénéfice au premier semestre, il est encore loin d’avoir véritablement vraiment créé de la valeur.

« Nous serons présents dans un moins grand nombre de pays, c’est certain », a ainsi indiqué Beat Hess à l’hebdomadaire Sonntagszeitung. Précisant que la cession d’opérations dans plusieurs pays constitue une option. Le numéro un mondial du ciment, issu de la fusion entre Lafarge et Holcim, a en effet généré 80% de son résultat brut d’exploitation grâce à 25 pays tout particulièrement.

Selon Beat Hess, il y a « un gros potentiel d’amélioration » dans 25 autres pays, ce qui en terme poli signifie qu’un long chemin reste à faire dans ces contrées …. « Soit nous parvenons à renforcer ces activités via des investissements ciblés ou bien nous devons voir si d’autres propriétaires sont susceptibles de faire mieux » a-t-il ajouté.

Enfin, pour les 40 autres pays dans lequel le groupe est également présent, reste à savoir comment atteindre l’objectif de résultat permettant de couvrir les coûts en capitaux dans un avenir proche et « s’il ne serait pas mieux d’investir ailleurs les revenus dégagés d’une cession. » cela a au moins le mérite d’être clair.

Outre les 250 emplois supprimés dans le cadre de la réorganisation de ses fonctions centrales – dont 130 en Suisse – le groupe réduira ses effectifs et pourrait fermer d’autres usines. « Sur les grands marchés, où Lafarge et Holcim étaient tous deux présents, nous devons encore adapter nos structures » a ainsi précisé le président.
Lequel ajoute avoir des besoins moindres en ingénieurs, techniciens et responsables de développement de projet, la nouvelle entité investissant peu dans de nouvelles usines de ciment. Les organisations régionales – qui se placent au-dessus des unités nationales locales pourront également être revues. De même, alors qu’actuellement les sièges sociaux sont répartis sur quatre emplacements, un regroupement pourrait constituer une des évolutions possibles.

A noter enfin que LafargeHolcim a annoncé avoir déjà dépassé son objectif de 3,5 milliards de francs suisses (3,2 milliards d’euros) de désinvestissements sur toute l’année et a porté ce programme à cinq milliards de francs d’ici fin 2016.

Sources : Reuters, Sonntagszeitung

Elisabeth Studer – 18 septembre 2016 – www.leblogfinance.com

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