Le grand plan d’investissement 2018-2022

Mots-clefs : , , ,

Le grand plan d’investissement 2018-2022

Le lundi 25 septembre, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, et le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin ont présenté un plan quinquennal d’investissement de 57 milliards d’euros afin d’accélérer l’adaptation de la France aux principaux enjeux économiques et sociétaux.

Ce plan s’oriente autour de quatre axes :

  • La transition écologique (20 milliards d’euros) : rénovation thermique des bâtiments, développement de transports durables et d’énergies renouvelables.
  • Edifier une société de compétences (15 milliards d’euros) : principalement financer la formation professionnelle.
  • Promouvoir l’innovation (13 milliards) : investissement dans l’enseignement supérieur et l’innovation.
  • Construire l’Etat à l’âge numérique (9 milliards) : améliorer le fonctionnement des services publics.

Sur le montant total du plan d’investissement (57 milliards d’euros), 12 milliards correspondent à des réorientations de crédits existants et 11 milliards sont des prêts ou des garanties. De plus, une partie des dépenses sont reprises du « plan d’investissement d’avenir 3 » (PIA 3), lancé par le précédent gouvernement. Les investissements supplémentaires pesant sur le déficit public se limitent donc à 24 milliards d’euros. Selon l’économiste Jean-Pisany Ferry qui est à l’origine de ce plan d’investissement, la faiblesse des taux d’intérêts auquel s’endette l’Etat français (0,7%) rend cet investissement économiquement pertinent puisqu’il génèrera des retombées supérieures au coût de son financement.

La charge de la dette, c’est-à-dire le coût des intérêts que l’Etat français paie sur l’argent emprunté est attendu en légère baisse en 2018 à 41,2 milliards d’euros comparés 41,8 milliards d’euros en 2017, du fait de la faiblesse des taux d’intérêts.

Ce plan d’investissement représente donc un peu plus de 1% du PIB français sur 5 ans. S’il peut avoir un effet bénéfique sur l’activité économique, son montant semble cependant insuffisant pour changer sensiblement la trajectoire de la croissance française.

La finance pour tous

Partager cet article