Les secteurs qui profitent de la reprise… et les autres

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Pour établir une grille de lecture, on peut regrouper les professions selon deux axes : la concordance de l’activité avec le cycle économique, et la capacité d’accélération des professions.

Les perdants

Avec cette grille, les perdants de la reprise sont de deux sortes : il y a d’abord tous les secteurs sur le déclin. Ce sont les perdants de la mondialisation. Là, peu importe la sensibilité au cycle, l’activité est structurellement en baisse. Il s’agit pour l’essentiel de secteurs industriels traditionnels, fortement exposés à la concurrence internationale. L’industrie du cuir et de la chaussure, de l’habillement, du textile ou du meuble vont ainsi connaitre de nouvelles baisses d’activité cette année. Mais attention, d’autres secteurs sont désormais fragilisés. C’est le cas notamment de l’alimentaire.

Autre catégorie de perdants, ces professions qui vont bien quand les autres vont mal. Elles ne sont pas sur le déclin mais tout simplement contra-cycliques. Ces professionnels opèrent généralement en direction des entreprises et interviennent surtout sur la gestion des postes client (comme l’affacturage ou l’assurance-crédit), ou personnel. Ils peuvent aussi apporter leur aide à une direction en matière de restructuration. Les cabinets spécialisés dans le conseil aux comités d’entreprises font partie du lot.

Les gagnants

Parmi les gagnants, on trouve les bastions de la mondialisation, assis sur des avantages robustes. Ils sont peu sensibles au cycle économique et parce que les processus de fabrication sont longs et génèrent des filles d’attente, leur accélération est étalée dans le temps. C’est le cas de l’aéronautique. Dans la construction navale, les carnets de commandes sont également bien remplis.

Complétant ce socle structurel, il y a aussi ce que l’on peut nommer les  » offensifs d’avenir « . Non seulement ces secteurs sont sensibles à la conjoncture, mais ils tirent aussi avantage de l’évolution de la réglementation ou de facteurs structurels et n’entrent pas en concurrence avec les émergents. Gestion des déchets industriels, des déchets ménagers, éco-industries, métiers de la santé sont aux avants postes. La croissance y est forte et le restera ses prochaines années.

Il y a ensuite les  » moteurs cycliques « , qui portent de façon décisive la reprise, et qui sont particulièrement sensibles au desserrement des contraintes de crédit. Ce sont la construction, l’industrie des biens durables (notamment l’automobile) et celle des biens d’équipement.

L’analyse complète en vidéo d’Alexandre Mirlicourtois, de Xerfi Canal :

Xerfi Canal pour Challenges (article publié à l’origine ici)

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