Locataires, votre propriétaire est bien moins riche que vous le pensez

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À la veille de la présentation du projet de loi sur la réforme du logement, le Crédit Foncier publie ce mardi son nouveau portrait-robot de l’investisseur locatif. Un profil qui, cette année, vient casser toute une série de clichés autour de ces ménages qui ont investi dans l’immobilier pour s’assurer des revenus locatifs.

En moyenne, ce propriétaire-bailleur est âgé de 45 ans. Il vit en couple et ses revenus(y compris ceux de son conjoint) ne dépassent pas 6000 euros par mois. De même, ces investisseurs sont-ils rarement multi-propriétaires: plus des deux tiers n’ont qu’un seul bien mis en location. Et dans sept cas du dix, il s’agit d’un appartement de taille réduite, studios ou deux pièces, d’une valeur inférieure à 200.000 euros.

L’étude du Crédit Foncier relève également que, dans leur très grande majorité, ces propriétaires achètent à crédit avec peu ou pas d’apport du tout. Dernier élément qui va à l’encontre des idées reçues: 11% d’entre eux ne sont même pas propriétaires de leur résidence principale, car ils n’ont tout simplement pas les moyens d’acheter là où ils vivent.

Attention au poids de la fiscalité

Si l’immobilier locatif reste un placement intéressant pour la majorité des Français (68% selon une enquête Ifop-Cecop pour le Cercle de l’Épargne), la fiscalité appliquée à ce type de placements pourrait en refroidir certains. Car les investisseurs ne pourront peut-être pas tous bénéficier du prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30%, ou « flat tax », qui sera présenté au sein de la loi de finances pour 2018, le 27 septembre prochain.

C’est en tout cas ce que laisse entendre Bercy, qui explique que le PFU concernera les revenus du capital productif, et non pas la rente immobilière. Si cette information se confirme, ce sera sans doute une nouvelle déception pour les investisseurs locatifs qui espéraient pouvoir eux aussi en bénéficier.

Et au regard des chiffres publiés par le Crédit Foncier, on comprend bien pourquoi. Avec moins de 6000 euros par mois et par foyer, soit des revenus annuels d’un peu plus de 70.000 euros, la tranche d’imposition de leurs revenus est de 30%. Or sur leurs revenus fonciers, la CSG va grimper de 15,5% à 17,2%. Au final, l’investisseur-type en aura donc pour plus de 47% d’impôts sur les loyers qu’il perçoit.

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