Locations type « Airbnb »: Paris propose que les villes fixent le nombre de nuitées

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La mairie de Paris a proposé au gouvernement que les municipalités elles-mêmes puissent fixer le nombre de nuitées maximum pour les locations de meublés touristiques type AirBnb, a indiqué mercredi la Ville.

La municipalité a lancé cette proposition dans le cadre de discussions avec le gouvernement, qui va présenter la semaine prochaine un projet de loi sur le logement et pourrait ainsi intégrer cette disposition.

Aujourd’hui, la loi fixe à 120 jours par an le nombre de nuitées pouvant faire l’objet d’une location entre particuliers.

« A New York, la limite est fixée à 30 jours, à San Francisco ou Amsterdam à 60 jours, à Londres, à 90 jours. Paris est loin des standards internationaux, il faut trouver un juste milieu », a plaidé dans une interview à 20 minutes Ian Brossat, adjoint PCF au logement de la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo.

« C’est pourquoi nous proposons à Emmanuel Macron, dans le cadre de la future loi sur le logement, que les collectivités puissent fixer elles-mêmes le nombre de nuitées maximum », a-t-il expliqué, en souhaitant par ailleurs une baisse de ce plafond.

Paris, comme toutes les grandes villes touristiques, cherche à réguler ce type de locations souvent illégales qui se développent au détriment du secteur hôtelier, favorisent la spéculation immobilière, vident certains quartiers de leurs habitants et provoquent des désagréments quotidiens pour les autres.

Un numéro d’enregistrement sera obligatoire à partir de décembre pour toute personne désirant louer son appartement sur une plate-forme numérique.

Quelque 100.000 annonces sont proposées à Paris, toutes plates-formes confondues. Paris est pour Airbnb l’un des premiers marchés du monde avec 65.000 logements revendiqués.

Dans un communiqué à l’AFP, AirBnb a jugé « décevant de constater que la mairie de Paris cède une nouvelle fois au lobbying intense des organisations hôtelières, et s’en prenne aux familles parisiennes qui bénéficient de la location occasionnelle de leur logement sur Airbnb ».

« De nouvelles règles ont été récemment votées pour le partage d’appartements dans les grandes villes françaises : appliquons-les de manière sensée, et encourageons le développement d’un tourisme dont les fruits bénéficient vraiment aux habitants et à leur voisinage, au lieu de rester aux mains de quelques uns », conclut le communiqué.

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