OL GROUPE : Quand les clubs de football cotés font mieux que le CAC 40

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Manchester United pèse 3,5 milliards de dollars

(BFM Bourse) – Si les accusations de viol dont Cristiano Ronaldo fait l’objet ont fait chuter le cours de l’action de la Juventus, les clubs de football européens réunis au sein de l’indice Stoxx Europe Football réalisent de belles performances sur les marchés. En 2017, cet indice a même largement surperformé le CAC 40.

L’argent coule à flots dans le football. Entre les droits TV (en milliards d’euros par an) et les transferts (record de Neymar à 222 millions d’euros) dont les coûts augmentent de manière exponentielle, les sommes générées par le sport le plus pratiqué en Europe donnent le tournis. Il n’y a qu’à voir les salaires des stars du ballon rond qui se comptent en dizaine de millions d’euros annuels, soit souvent bien plus que celui des grands patrons du CAC 40.

D’ailleurs, sur les marchés financiers, les clubs de football ont davantage progressé que l’indice phare de la place parisienne en 2017. L’indice Stoxx Europe Football (qui réunit 21 clubs cotés européens) a progressé de 16,7% contre un peu moins de 10% pour le CAC.

21 clubs de football cotés sur les marchés européens

La liste des clubs présents au sein du Stoxx Europe Football a de quoi surprendre le passionné de ballon rond. On y retrouve, entre autres, un club de deuxième division polonaise (le Ruch Chorzow), un club macédonien (le FK Teteks Tetovo) et un suédois, l’AIK Fotboll. Plus surprenant encore, les clubs danois (Brondy, Arhus, Silkeborg et Aalborg) et turcs (Fenerbahçe, Galasaray, Besiktas et Trabzonspor) sont les mieux représentés au sein de cet indice (4 chacun). La France compte un seul club (Lyon), tout comme les Pays-Bas (l’Ajax Amsterdam), l’Écosse (le Celtic Glasgow) et l’Allemagne (le Borussia Dortmund). Enfin, le Portugal (Benfica, Sporting Lisbonne et Porto) et l’Italie (AS Roma, Lazio Rome et Juventus Turin) y placent trois de leurs meilleurs clubs.

Si 21 clubs sont cotés sur les Bourses européennes, l’un des plus riches au monde -l’anglais Manchester United, propriété de l’américain Joel Glazer- est coté sur le New York Stock Exchange. Avec une capitalisation de 3,5 milliards de dollars, il vaut plus du double de la plus grosse capitalisation du Stoxx Europe Football (la Juventus, avec 1,2 milliards d’euros). Sur les douze derniers mois, le titre de Manchester United a pris plus de 16%

Plus de 80% de hausse pour le Benfica Lisbonne

Investir sur un club de football au bon moment -la Juventus peu avant l’arrivée de Cristiano Ronaldo par exemple- peut être extrêmement lucratif. Depuis janvier, les cours de l’action du club de la Vielle Dame (+56%) et du Benfica Lisbonne (+80%) se sont littéralement envolés. De belles plus-values étaient également possibles en misant sur le Borussia Dortmund (+31%), le Celtic Glasgow (+29%) ou l’Ajax Amsterdam (+26%).

A contrario, l’AS Roma (-12%) ou Aalborg (-32%) ont réalisé des performances négatives en 2017. Tout comme le club du président Jean-Michel Aulas (-6% pour l’OL Groupe depuis janvier).

+11% seulement pour le Stoxx Europe Football depuis 1992

Si l’indice s’est très bien comporté en 2017, il n’était pas à la fête depuis sa création en 1992. En 26 ans, l’indice du sport le plus pratiqué sur la planète a progressé de seulement 11%, alors que le CAC 40 progressait de plus de 170% sur la période et l’Euro Stoxx 50 de plus de 200%. La croissance du marché du football n’évolue donc pas au même rythme que les principales entreprises européennes.

Depuis janvier, l’indice Stoxx Europe Football se replie d’ailleurs de 3%.

En avril 2017, le bus de Dortmund attaqué pour des profits en Bourse

Très volatils, ces titres attirent également… des déséquilibrés. Comme cet homme germano-russe de 28 ans qui a décidé, en avril 2017, de faire des profits sur le Borussia Dormund en misant à découvert sur le club allemand. Pour être sûr de faire baisser le cours, il avait planifié un attentat à la bombe contre le bus qui emmenait les joueurs de Dortmund au stade juste avant un quart de finale de Ligue des Champions contre l’AS Monaco. Si des joueurs -dont le défenseur espagnol Marc Bartra- ont réchappé de peu à la mort, le titre n’a accusé qu’un très léger repli le lendemain. Opération ratée, donc, pour l’auteur de cet « attentat boursier » qui avait emprunté 50.000 euros pour financer l’achat de 15.000 « put actions » avec échéance en juin 2017, comme l’a révélé l’enquête policière.

Quentin Soubranne – ©2018 BFM Bourse

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