Regain de tensions à la tête d'Uber avec deux nominations au conseil d'aministration

Mots-clefs : , , , , , , , ,

Travis Kalanick-GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/PASCAL LE SEGRETAIN Travis Kalanick-GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/PASCAL LE SEGRETAIN

L’ancien patron d’Uber Travis Kalanick, écarté en juin suite à divers scandales, a nommé vendredi, comme il en conservait le droit, deux nouveaux membres au conseil d’administration, un geste susceptible de relancer les tensions à la tête du groupe.

« Les nominations de Mme (Ursula) Burns et de M. (John) Thain au conseil d’administration constituent une surprise complète pour Uber et son conseil. C’est précisément la raison pour laquelle nous travaillons à mettre en place une gouvernance de très grande qualité, pour nous assurer que nous bâtissons une entreprise dont chaque employé et chaque actionnaire est fier », a indiqué à l’AFP un porte-parole du groupe, confirmant des informations du Wall Street Journal et du site d’information Recode.

L’ancien PDG controversé du groupe américain, Travis Kalanick, était toujours membre du conseil et conservait le droit de nommer deux autres membres en plus de lui-même.

« Je suis heureux d’annoncer qu’Ursula Burns et John Thain ont accepté de rejoindre le conseil d’administration d’Uber », a indiqué M. Kalanick dans une déclaration écrite citée dans la presse.

Il s’agit pour M. Kalanick de deux prises de choix: Ursula Burns était jusqu’à une date récente à la tête de Xerox (où elle était devenue la première femme noire PDG d’une grosse entreprise américaine), tandis que John Thain, entre autres ancien PDG de Merrill Lynch, a aussi dirigé la Bourse de New York (NYSE).

Travis Kalanick fait ainsi un pied de nez à un important investisseur du groupe, Benchmark Capital, qui conteste précisément à l’ancien patron le droit de nommer des membres au conseil, le soupçonnant de vouloir garder le contrôle sur le groupe de location de voiture avec chauffeurs.

Les tensions semblaient s’être quelque peu apaisées depuis la nomination fin août d’un nouveau patron Dara Khosrowshahi.

Challenges en temps réel : Économie

Partager cet article