SANOFI : Quels sont les groupes pharmaceutiques les plus résistants au Covid-19?

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La meilleure carte à jouer parmi les pharmas européennes face au coronavirus selon Oddo

(BFM Bourse) – Le secteur de la santé est réputé défensif en temps de crise, a fortiori s’il s’agit d’une crise sanitaire. Pour autant, les groupes pharmaceutiques ne sont pas immunisés contre les perturbations de l’activité économique. Et, en Europe, tous sont loin d’être égaux face aux risques qu’entraîne l’épidémie de coronavirus.

Pour les groupes pharmaceutiques, la demande en services et produits de santé restera peu ou prou la même, voire augmentera en raison du coronavirus Covid-19. L’aspect défensif du secteur, souvent mis en avant (les dépenses de santé étant en principe parmi les dernières qu’on puisse se permettre de couper), est selon Oddo BHF renforcé par le fait que cette fois-ci, la crise est de nature sanitaire.

Tout en soulignant l’incertitude majeure entourant l’intensité et la durée de la pandémie, qui rend l’élaboration de scénarios difficiles, le bureau d’études note toutefois qu’on peut évaluer la situation des “big pharmas” européennes en fonction du risque de révision en baisse de leurs objectifs, du risque de perturbation de leur outil de production, et dans l’autre sens en fonction des opportunités liées aux nouveaux marchés (diagnostic et traitement) que crée le Covid-19.

L’étude d’Oddo BHF conclut que c’est le suisse Roche qui est la valeur européenne du secteur à jouer face au coronavirus. Le groupe bâlois semble avoir un faible risque de perturbation de son outil de production avec seulement un site en Chine à Suzhou ville voisine de Shanghai (activité diagnostic) et aucun site dans le nord de l’Italie. De plus, Roche est un important fabricant de tests de détection. Enfin, un de ses produits, Actemra a été incorporé dans les recommandations de traitements en Chine afin de lutter contre les inflammations pulmonaires des stades sévères au coronavirus.

Novo Nordisk significativement exposé

Oddo BHF positionne le français Sanofi juste derrière Roche. Le groupe est en partie exposé à des perturbations de la production puisqu’il possède trois usines en Chine (en revanche seulement 6% des principes actifs qu’il utilise viennent de Chine). Il bénéficie d’opportunités commerciales mais celles-ci apparaissent à plus long terme que celles de Roche puisqu’elles nécessiteront le temps incompressible de développement d’un vaccin. Sanofi Pasteur, la branche vaccins du groupe, a en effet réactivé ses programmes issus du SARS de 2004 en collaboration avec le BARDA (agence de recherche biomédicale de l’armée américaine). À noter aussi que son partenaire américain Regeneron (dont Sanofi détient 21,6%) détient dans son portefeuille en développement un anticorps monoclonal qui pourrait conférer une immunité passive de quelques mois à des individus à risque d’exposition ou à des patients déjà infectés. Mais il n’a encore fait l’objet que d’expériences précliniques.

A contrario, le bureau d’analyse souligne que Novo Nordisk apparaît significativement exposé à un ralentissement de l’activité en Chine, qui représente 11% de ses ventes, alors que la moyenne des anticipations de résultats pour le groupe danois qui semble trop ambitieux dans le contexte actuel, alors que le titre se paie 18,3 fois les bénéfice attendus l’an prochain.

Guillaume Bayre – ©2020 BFM Bourse

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