TESLA INC. : Le fabricant breton de farine Paulic Meunerie, qui veut nourrir les insectes, va entrer en Bourse

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(BFM Bourse) – Le prix d’introduction a été fixé dans le bas de la fourchette proposée et l’opération qui permet à Paulic Meunerie de lever 6,8 millions d’euros a été largement surscouscrite (6,3 fois) par les particuliers. Le groupe breton fera ses premiers pas sur le marché mardi 18 février. Ambitieux, le fabricant de farine compte multiplier par 6 son chiffre d’affaires à horizon 2023.

Le fabricant breton de farine Paulic Meunerie a dévoilé jeudi après Bourse les résultats de son introduction en Bourse. Le prix définitif a été fixé à 6,32 euros, dans le bas de la fourchette proposée qui allait de 6,32 à 8,54 euros et l’offre a rencontré un franc succès, notamment auprès des particuliers qui ont surscourit 6,3 fois la part qui leur était réservée.

Lancée le 29 janvier dernier, cette introduction en Bourse doit permettre à la société “d’industrialiser une innovation déjà validée scientifiquement et commercialement pour accélérer sur ses marchés historiques et conquérir le marché en décollage de l’alimentation des insectes d’élevage”. Groupe familial actif depuis quatre générations, Paulic Meunerie dispose de trois moulins situés en Bretagne et d’un outil industriel dédié à la production de farines combinant naturalité, sécurité et compétitivité. “Aujourd’hui, Paulic Meunerie est prêt à changer de dimension avec le déploiement d’un procédé breveté de purification du blé : Oxygreen” indiquait le groupe dans son communiqué qui annonçait le lancement de son introduction en Bourse.

Le procédé en question a été mis au point il y a une vingtaine d’années par le PDG du groupe Jean Paulic. Il s’agit d’un procédé de purification du grain à base d’ozone, permettant d’éliminer les pesticides et les mycotoxines présents. L’ozone est le seul oxydant permettant d’éliminer les produits chimiques en ne laissant aucune trace. Par rapport aux normes européennes, les taux de pesticides sont divisés par 20 et les taux de mycotoxines6 sont réduits de 30 à 50%, ce qui fait de Paulic Meunerie “une agritech de premier plan par sa capacité à faire de l’innovation technologique un accélérateur de développement sur ses activités traditionnelles mais aussi un moteur pour conquérir le marché en décollage de l’alimentation des insectes d’élevage” selon ses propres termes.

L’opération va permettre à Paulic Meunerie de lever 6,8 millions d’euros et la société bretonne entend utiliser cet argent frais pour se diversifier dans l’alimentation des insectes d’élevage, a-t-il annoncé vendredi dans un communiqué. L’entreprise travaille déjà pour des clients du secteur du biocontrôle (solutions permettant de réduire les pesticides à base, notamment, d’insectes) mais vise l’ensemble des éleveurs d’insectes.

Au lancement du projet d’introduction fin janvier dernier, le PDG Jean Paulic avait évoqué “un moment décisif de l’histoire de notre entreprise”. “Nous allons pouvoir tirer pleinement profit des efforts d’innovation et de la reconnaissance acquise dans notre univers au cours des dernières années” avait-il poursuivi, ajoutant que Paulic Meunerie était “prêt à changer de dimension”.

Les trois moulins du groupe ont produit quelque 22.000 tonnes de farine en 2018, pour un chiffre d’affaires de 8,2 millions d’euros et un résultat d’exploitation de 233.000 euros. “Pour 2019, le chiffre d’affaires devrait atteindre environ 8,5 millions d’euros, ce qui représente une croissance de l’ordre 3,2%” indiquait le groupe dans son communiqué. La société bretonne évalue en outre à 800.000 tonnes les besoins en son de blé des élevages d’insectes européens à l’horizon 2023, pour lequel elle s’est fixé “un objectif de 50 millions de chiffre d’affaires”.

Quentin Soubranne – ©2020 BFM Bourse

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