TOTAL : Porté par l’envolée du brut et les analystes, le major pétrolier Total domine le CAC

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(BFM Bourse) – La flambée des cours du brut et un relèvement de recommandation de la part de JP Morgan Chase portent la plus grosse pondération du CAC 40.

Au lendemain d’un gain de 2,5% en réaction au choc pétrolier provoqué par les attaques de drones yéménites sur des installations stratégiques saoudiennes, le titre Total domine encore le palmarès de l’indice phare de la cote parisienne mardi matin, avec une hausse de 2,08% à 48,81 euros vers 10h15. Cette progression, avec celles de Pernod Ricard (+1,8%) et Sanofi (+1,1%), porte le CAC 40, qui rebondit de 0,16% dans un marché où règnent la prudence et l’aversion au risque à la veille de la réunion de la Fed. Les gains du major pétro-gazier français, plus grosse pondération de l’indice phare du marché parisien, atteignent près de 12% sur un mois.

Pour rappel, à l’issue d’une séance exceptionnelle lundi, le baril de référence sur le marché mondial, le Brent de la mer du Nord coté à Londres, a bondi de 14,6% pour finir à 69,02 dollars. Il s’agit de sa plus forte progression depuis que ce contrat a été formalisé en 1988. Dans le même temps, le baril de WTI, la référence du brut à New York, a grimpé de 14,7% pour finir à 62,90 dollars, enregistrant au passage sa plus forte hausse depuis décembre 2008.

Les analystes au soutien

Si les barils de brut consolident leurs gains colossaux de la veille mardi matin (-0,2% pour le Brent, -1% pour le WTI à 10h), Total peut compter sur la banque américaine JP Morgan qui relève son conseil de “neutre” à “surpondérer” sur le titre du supermajor tricolore, avec un objectif de cours rehaussé de 52 à 54 euros. Le spécialiste du secteur au sein du bureau d’études de la banque d’investissement, Christian Malek, considère que “parmi les valeurs pétrolières européennes, Total est entre autres le mieux placé pour réduire son intensité d’émission (directes de gaz à effet de serre, NDLR)”. L’analyste de JP Morgan a en outre surpondéré l’ensemble du secteur pétrolier “car les perspectives pour les prix du pétrole restent positives et la plupart des actions du secteur ont une valorisation attrayante”. Par ailleurs, l’analyste note que “les niveaux dits d’équilibre -le prix du pétrole auquel les rentrées de fonds couvrent les coûts de financement comme les dividendes ou les investissements- ont baissé”.

Avant JP Morgan et la flambée des cours du brut lundi, Total avait déjà été soutenu par Jefferies et UBS la semaine dernière. Le dernier cité a maintenu sa recommandation à l’achat et sa cible à 53 euros, soulignant notamment “la forte croissance de la production de Total, qui au 1er semestre a encore grimpé de 9% à près de trois millions de barils d’équivalent-pétrole/jour, un record”. Une progression “rare dans le secteur, qui illustre la capacité de Total à bien choisir ses gisements” selon UBS. Le bureau d’études note par ailleurs que la journée investisseurs du groupe, prévu mardi prochain à New York et au cours de laquelle Total va présenter ses perspectives stratégiques arrive au bon moment “pour tenir le marché au courant, notamment en ce qui concerne les retours aux actionnaires (le groupe avait annoncé son intention de retourner aux actionnaires 40% de sa trésorerie d’exploitation, NDLR) et la prise en compte croissante des thématiques de l’énergie propre et du “bas carbone””.

Montagne de cash en perspective

UBS ajoutait dans sa note que “même avec un baril à 60 dollars, Total a su retenir des projets les plus générateurs de trésorerie, et le cash flow opérationnel du groupe devrait dépasser en rythme annuel les 30 milliards de dollars, pour des investissements de l’ordre de 16 à 18 milliards. Le géant français ne manquera donc pas de cash à retourner à ses actionnaires” s’enthousiasmait le bureau d’études, avant l’envolée des cours du brut.

Pour Jefferies, la plus récente division du groupe, baptisée “Integrated Gas, Renewables & Power (iGRP)”, devrait aussi faire parler à l’occasion de la journée investisseurs, avec son double objectif d’améliorer sa rentabilité tout en réduisant l’empreinte carbone du groupe. Toujours à l’achat sur le dossier, Jefferies vise 57 euros.

Quentin Soubranne – ©2019 BFM Bourse

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