Wall Street: le Dow Jones et le S&P 500 à un record après des annonces chinoises sur les tarifs

Mots-clefs : , , , , , , ,

A Wall Street, le Dow Jones et le S&P 500 ont terminé jeudi à des niveaux inédits, portés par des déclarations jugées rassurantes de la Chine sur la levée progressive des tarifs douaniers que s’imposent Pékin et Washington.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a pris 0,66% à 27.674,80 points et l’indice élargi S&P 500 est monté de 0,27%, à 3.085,18 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a lui aussi progressé, montant de 0,28% à 8.434,52 points, à quelques encablures de son record.

La Chine a annoncé jeudi s’être mise d’accord avec les Etats-Unis pour une levée par étapes de leurs droits de douane punitifs mutuels, au moment où Pékin et Washington s’efforcent de finaliser un accord partiel sur leur différend commercial.

Ces déclarations ont redonné confiance aux investisseurs, préoccupés la veille par des informations de presse selon lesquelles la rencontre entre le président américain, Donald Trump, et son homologue chinois, Xi Jinping, pour signer un accord commercial partiel pourrait être repoussée à décembre.

Karl Haeling de LBBW incitait toutefois à la prudence malgré le vent d’optimisme qui a soufflé jeudi sur les marchés.

“On connaît la propension du président Trump et même celle de Xi Jinping à faire volte-face au dernier moment. Trump change d’avis pour un oui ou pour un non. Tant que cet accord n’est pas signé, il y a encore des chances pour que tout s’écroule. A vrai dire, il suffit d’un tweet”, a estimé l’expert.

Selon des informations de presse, il existerait des dissensions au sein même de la Maison Blanche sur la levée des tarifs douaniers imposés à Pékin.

– Expedia dégringole –

L’appétit pour le risque à Wall Street s’est en tout cas traduit jeudi par la forte hausse du taux à 10 ans sur la dette américaine.

Celui-ci s’établissait à 1,924% vers 21H45 GMT, alors qu’il était de 1,828% la veille à la clôture.

Plusieurs analystes refusaient toutefois de s’emballer sur une augmentation prolongée du rendement obligataire.

“Un accord de ‘phase 1’ laisserait en place d’importants tarifs douaniers, les préoccupations sur le Brexit vont revenir début 2020 et nous estimons que la croissance réelle du PIB américain va ralentir à 1,6% en 2020 contre 2,3% en 2019 , ce qui conduira la Fed à décider d’une nouvelle baisse des taux début 2020”, a ainsi jugé John Canavan d’Oxford Economics.

“Cette combinaison est la recette pour des rendements plus bas à long terme”, a-t-il ajouté.

Parmi les valeurs, le voyagiste en ligne Expedia a dégringolé de près de 27,39%. Lors de la publication de ses résultats mercredi après la clôture, le groupe a annoncé revoir à la baisse ses objectifs pour 2019, subissant notamment des changements d’algorithmes sur Google et la concurrence d’Airbnb.

Son concurrent TripAdvisor a aussi lourdement chuté (-22,41%) après avoir affiché un bilan de santé trimestriel en-dessous des prévisions.

Ralph Lauren a en revanche grimpé de 14,66%. Le styliste américain a fait mieux que prévu, avec notamment une hausse des ventes à nombre de magasins comparables.

Le fabricant de puces Qualcomm a également progressé de 6,32% après avoir fait état de résultats supérieurs aux attentes.

Alphabet, la maison mère de Google, est monté de 1,32%. Le groupe a lancé en début d’année une enquête interne sur des cas de harcèlement sexuel, selon des révélations du média américain CNBC mercredi.

Twitter a cédé 1,7%. Deux anciens employés du réseau social, un Américain et un Saoudien, ainsi qu’un second ressortissant saoudien viennent d’être inculpés aux Etats-Unis pour avoir fourni à Ryad des informations sur des utilisateurs se montrant critiques envers la famille royale saoudienne.

Challenges en temps réel : Économie

Partager cet article