CAC 40 : Le CAC 40 reste solidement campé au-delà des 6000 points

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(BFM Bourse) – Malgré la décision controversée du gouvernement français de suspendre, à l’image de l’Allemagne et de l’Italie, l’administration du vaccin d’AstraZeneca, la Bourse de Paris a redressé la tête mardi, terminant même pratiquement au plus haut du jour.

Tandis que l’OMS (Organisation mondiale de la santé) tout comme l’EMA (l’Agence européenne du médicament) maintiennent que le vaccin d’AstraZeneca contre la Covid-19 reste sûr, la suspension par plusieurs pays européens -dont l’Allemagne, la France et l’Italie- fait craindre un éloignement de la date à laquelle les habitants du Vieux continent pourront enfin aller et venir à leur guise, retourner au restaurant ou assister à un concert. Et donc un prolongement du marasme économique dans lequel nous a plongé la pandémie, sans parler des inéluctables décès supplémentaires qu’entraînera cette décision. Pourtant, au lendemain d’un repli finalement limité à 0,17%, la Bourse de Paris est revenue mardi dans le vert, clôturant sur un gain de 0,32% à 6.055,43 points.

La résilience des marchés s’explique par plusieurs facteurs. D’abord l’espoir que la suspension soit de courte durée, et ne déstabilise pas excessivement la campagne de vaccination, tandis que d’autres vaccins pourraient quoi qu’il en soit en partie prendre le relais (avec l’accélération de la livraison de 10 millions de doses du Pfizer/BioNTech prévue au deuxième trimestre). Ensuite, par l’idée que les grandes entreprises cotées en Bourse ont globalement démontré par leurs résultats 2020 qu’elles avaient su se transformer pour résister malgré des conditions d’exploitation durablement perturbées – même si celles-ci devenaient la nouvelle normalité.

La Fed attendue au tournant

En outre, les indices européens profitent encore et toujours de l’élan donné par Wall Street où le Dow et le S&P 500 ont battu, pour la troisième fois d’affilée, de nouveaux records lundi. Ce mardi, au moment de la clôture européenne, le DJIA corrigeait de 0,38%, tandis que le S&P 500 conservait pile l’équilibre. Simultanément, le S&P 500 s’adjugeait un peu plus de 0,5%. Une nouvelle fois, tous les yeux se tourneront cette semaine sur le patron de la Réserve fédérale des Etats-Unis, dont le verdict est attendu mercredi soir (avec surtout son analyse de l’état de l’économie et de la réalité des risques inflationnistes).

Sur le marché parisien, la publication des résultats 2020 d’Iliad (+4,5%) a apporté un nouvel exemple de la solidité des fleurons cotés, le groupe de Xavier Niel ayant gagné du terrain sur le plan commercial dans ses (désormais) trois principaux marchés et fortement augmenté sa rentabilité opérationnelle l’an dernier.

Initialement en repli à l’annonce d’une augmentation de capital de 600 millions d’euros, destinée à couvrir un premier cycle d’investissement au moins jusqu’à fin 2022, le spécialiste des énergies renouvelables Neoen s’est finalement adjugé 6%.

Après un bond de 4,6% lundi, Maisons du Monde a pris encore 6,8% : à son niveau actuel, le titre a non seulement rattrapé depuis longtemps la chute de février-mars 2020, mais il est quasiment en passe de combler un “gap” remontant à la fin juillet 2019.

Profitant du relèvement à positive de la perspective de sa note de crédit chez S&P, Faurecia a grimpé de 2,9%.

Trigano veut se développer dans la distribution

Le fabricant de camping-cars Trigano, qui bénéficie d’un engouement considérable des consommateurs pour ses produits, est entré en négociations pour acquérir un groupe de trois distributeurs (CLC, SLC et Loisiréo) comptant 44 points de vente de camping-cars et de caravanes en France, représentant un chiffre d’affaires cumulé de l’ordre de 400 millions d’euros (et tous trois bénéficiaires) l’an dernier. Le titre en a profité, gagnant 2%.

Parmi les principales baisses, CGG a trébuché de 6,9% à l’annonce d’une émission obligataire de 1,2 milliard de dollars, conjuguée à l’ouverture d’un crédit revolving de 100 millions de dollars.

Consécutivement au sommet de près de deux ans touchés récemment, les cours pétroliers se dépréciaient pour la troisième journée d’affilée. Le contrat à terme sur le Brent redescendait de 1,03% à 68,17 dollars en fin de journée, le brut texan WTI de 1,3% à 64,54 dollars.

L’euro de son côté replongeait de 0,27% à 1,1899 dollar, tandis que le Bitcoin refluait de 1,5% 55.957 dollars

Guillaume Bayre – ©2021 BFM Bourse

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