CAC 40 : Le CAC met un terme à sa séquence haussière et rétrocède près de 0,5% sur la semaine

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(BFM Bourse) – Au sortir de trois progressions hebdomadaires consécutives, l’ayant porté à de nouveaux sommets annuels (et depuis novembre 2000), le CAC marque le pas et termine la semaine sur un léger repli de 0,2%, malgré le soutien d’indicateurs PMI rassurants et de résultats (globalement) solides.

Revenu en début de semaine au-delà des 6.300 points pour la première fois depuis novembre 2000, le CAC 40 a ensuite rétrocédé une partie de ses gains récents pour conclure cette semaine riche en publications d’entreprises (le plus souvent meilleures qu’attendu, malgré un inévitable lot de déceptions en particulier chez Danone et Atos) sur une note légèrement négative. Vendredi, l’indice phare a reculé de 0,15% à 6.257,94 points malgré les bons résultats des premières enquêtes PMI du mois d’avril en zone euro, et plus particulièrement en France. La semaine (qui a donné lieu mardi à la plus forte baisse du CAC depuis le début de l’année, suivie d’un rebond significatif mercredi et jeudi) se solde par un repli hebdomadaire de l’ordre de 0,46%.

Après que la BCE a confirmé jeudi le maintien, sans surprise aucune, d’une posture très accommodante, l’actualité macro-économique a été marquée ce vendredi par l’annonce d’une accélération de la croissance du secteur privé de la zone euro en avril, portée par une expansion record du secteur manufacturier, selon la dernière enquête d’IHS Markit.

L’indice PMI ‘flash’ composite s’est redressé à 53,7 le mois dernier, contre 53,2 en mars, marquant un plus haut de neuf mois, alors que le consensus attendait au contraire un repli. Le volet concernant l’industrie manufacturière a augmenté à 63,3, ce qui correspond à un plus haut historique depuis la création de la statistique (1997). Peut-être plus encourageant encore, le PMI relatif au secteur des services -le plus affecté jusqu’alors par les restrictions sanitaires- a enfin repassé la barre de 50 points, séparant une contraction d’une expansion, atteignant 50,3 en avril.

Au lendemain d’un accès de faiblesse provoqué par la possibilité d’une réforme fiscale aux Etats-Unis, le marché new-yorkais repartait de l’avant ce vendredi, avec des hausses comprises entre 0,5% pour le Dow et 1,4% pour le Nasdaq (après -0,9% la veille).

Nouvelle salve convaincante de publications

Les investisseurs ont également réagi à une nouvelle salve de publications trimestrielles, saluant en particulier les performances de SEB, Vivendi ou Ipsos. Ce dernier, numéro 3 mondial des instituts de sondage, a fait part d’un solide premier trimestre, notamment grâce à “un très bon mois de mars” contrairement à 2020, et grimpé de 5,9% à un sommet depuis près de 10 ans.

Avec une croissance organique de 30% au premier trimestre, porté par les pratiques culinaires, le fabricant de petit électroménager SEB a largement excédé les attentes du consensus et enregistré un gain de 4,6% qui le rapproche d’un sommet historique.

Le spécialiste de la certification Bureau Veritas a avancé de 1,8%, le marché saluant là aussi un premier trimestre en progression. Malgré la pandémie, le groupe prévoit une “solide croissance organique” cette année, tout en améliorant sa marge opérationnelle et en maintenant ses flux de trésorerie à un niveau élevé.

Parmi l’échantillon du CAC 40, Vivendi s’est distingué, gagnant près de 2,8%, toujours au vu de sa performance trimestrielle.

Pour sortir du thème résultats, Gaussin a gagné 3,7% à l’annonce d’un contrat historique de tracteurs portuaires destinés au nouveau terminal CIT d’Abidjan, représentant près de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. Novacyt a rebondi de 15% après avoir fait le point sur ses programmes de R&D relatifs au Covid-19 et sur ses activités au Royaume-Uni.

Comme toujours, le tableau n’était toutefois pas exclusivement positif. La publication par Boiron d’une chute de 40% de son chiffre d’affaires au premier trimestre s’est traduit par un repli de plus de 5,8% pour la valeur. Et Air Liquide, malgré un trimestre légèrement meilleur qu’attendu, n’a pas fait mieux que boucler à l’équilibre.

Le pétrole au rebond

Les cours des principales références mondiales de brut évoluaient en hausse grâce aux espoirs de voir la demande se redresser mais la progression reste limitée par l’évolution sanitaire préoccupante en Inde, qui a fait état vendredi d’un record de nouveaux cas quotidiens de contamination par le coronavirus. Peu après 18h, le baril de Brent grappille 0,49% à 65,72 dollars et le WTI reprend 0,46% à 61,72 dollars.

Du côté des changes, l’euro tentait une nouvelle accélération (+0,46% à 1,2073 dollar). Le bitcoin connaissait un sort opposé, autour de 50.000 dollars (-4%).

Quentin Soubranne – ©2021 BFM Bourse

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