CAC 40 : Le marché parisien aborde une semaine chargée sur une note prudemment optimiste

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(BFM Bourse) – Dans un marché plutôt calme, en attendant un déferlement de publications plus tard cette semaine, la Bourse de Paris a enregistré un gain de 0,28%, après s’être légèrement repliée au cours de la semaine dernière.

Le calme… avant la tempête ? À l’aube d’une semaine qui s’annonce exceptionnellement dense, tant du point de vue micro que macroéconomique, le marché parisien s’est montré prudemment optimiste lundi. Après avoir enregistré la semaine dernière son premier recul hebdomadaire (-0,5%) depuis fin mars, le CAC 40 qui avait entamé la séance dans le rouge a graduellement repris du terrain et terminé pas très loin de son plus haut de la journée à 6.275,52 points, une hausse de 0,28%.

Le marché tricolore a en partie profité de l’aspiration de Wall Street, où le S&P 500 après son nouveau record vendredi gagnait encore 0,2% à la mi-séance américaine, tandis que le Nasdaq Composite avançait de 0,6% alors que tous les GAFAM doivent répondre cette semaine à l’appel des publications trimestrielles (Google et Microsoft mardi, Apple et Facebook mercredi puis Amazon jeudi).

Toutefois, le volume de transactions est resté limité à Paris (2,7 milliards d’euros), témoignant de la retenue des opérateurs avant une succession de rendez-vous importants, avec notamment de nouvelles estimations du PIB de plusieurs pays, aux Etats-Unis jeudi, suivis par la France, l’Allemagne et la zone euro vendredi.

Convaincus depuis des mois que la reprise économique sera vive, les investisseurs qui ont porté les marchés à des niveaux historiques vont “surveiller ces chiffres avec attention” souligne Vincent Boy, analyste marchés chez IG, selon qui toute nouvelle preuve de cette reprise est bonne à prendre.

La semaine sera par ailleurs riche en résultats trimestriels, à commencer par ceux de Tesla ce lundi après Bourse, avant ceux des fameux GAFAM. En France, plusieurs poids lourds du CAC sont également attendus à partir de mercredi avec Dassault Systèmes et Sanofi, avant Total et Airbus le lendemain. “Les attentes des investisseurs sont importantes, surtout concernant les entreprises américaines, dont la valorisation a atteint des sommets”, prévient Vincent Boy.

Enfin, après le statu quo (attendu) annoncé par la BCE la semaine dernière, les opérateurs reporteront leur attention sur la réunion de politique monétaire de la Fed, mercredi, qui “pourrait apporter une dose de nervosité aux marchés” selon le directeur des investissements de Mirabaud John Plassard, même si l’institution dirigée par Jerome Powell devrait également -selon toute probabilité- réaffirmer son biais durablement accommodant.

La perspective d’une modification de la gouvernance de Lagardère fait grimper le titre

Aux valeurs, peu de mouvements significatifs sont à signaler, hormis le gain de 3,5% de Lagardère en réaction au possible abandon de son statut de société en commandite en société anonyme qui ferait perdre le contrôle absolu du groupe au gérant Arnaud Lagardère, en l’échange de son maintien jusqu’en 2026 à la direction. Total a annoncé la suspension de son mégaprojet gazier au Mozambique face à la menace que fait planer l’Etat islamique dans la région, sans visiblement surprendre le marché (+0,2%).

Le palmarès de l’indice phare manifestait par ailleurs une reprise de la rotation sectorielle en faveur des valeurs cycliques, les meilleurs performances étant à mettre sur le compte d’URW (+4,6%), Société Générale (+4%), Airbus (+2,8%), BNP Paribas et ArcelorMittal (+2,7%), quand les valeurs technologiques ont quelque peu reflué (-1,7% pour Atos, -1,2% pour Teleperformance). Les trois poids-lourds du luxe, LVMH, Hermès et Kering, refluaient chacun d’un peu plus de 0,3%.

Sur le reste de la cote, Eramet a bondi de 5,1 % après avoir dévoilé une progression de 8% de ses revenus au premier trimestre, tiré par l’engouement mondial autour des batteries électriques (qui nécessitent des métaux rares extraits par le groupe français). Sa patronne Christel Bories a néanmoins mise en garde contre un risque de “double dépendance” de l’Europe vis-à-vis de la Chine, pour l’extraction et la transformation de ces métaux rares.

La situation sanitaire en Inde pèse sur le marché pétrolier

Les cours des références mondiales de brut léger évoluent en net repli lundi en fin de journée, pénalisés par les inquiétudes relatives à la résurgence des cas d’infection au coronavirus en Inde (qui a enregistré lundi un nouveau record de contaminations journalières -plus de 352.000- pour la cinquième journée consécutive dimanche) et au Japon, respectivement les troisième et quatrième importateurs mondiaux d’or noir. Le baril de Brent lâchait 1,82% à 64,91 dollars et celui de WTI 0,61% à 61,76 dollars.

Après être tombé à son plus bas en près de deux mois, le dollar tentait de se rétablir quelque peu sur le marché des changes, la monnaie unique rétrocédant 0,16% à 1,2080 dollar. Le bitcoin remontait fortement par rapport à son creux de dimanche (à 47.000 dollars) pour se négocier à 53.719 dollars.

Guillaume Bayre – ©2021 BFM Bourse

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