CAC 40 : Le marché parisien consolide au lendemain d'un plus haut depuis 14 ans

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(BFM Bourse) – Au lendemain d’un sommet inédit depuis 2007, le CAC 40 a temporisé mercredi en attendant les “minutes” de la Fed, dans un marché notamment animé par les initiatives de l’Etat actionnaire sur EDF et Air France-KLM.

Si l’optimisme des investisseurs vis-à-vis de la reprise économique a été conforté par les derniers indices d’activité d’IHS Markit pour la zone euro, ces indicateurs n’ont pas constitué au catalyseur suffisant pour permettre au marché parisien de poursuivre sa marche en avant au lendemain d’un plafond depuis 2007. L’indice phare de la cote tricolore a ainsi marqué le pas ce mercredi, bouclant la séance sur un recul anecdotique de 0,01% à 6.130,66 points.

“Les marchés boursiers européens consolident après les solides gains d’hier (…). Leur récent pic a inspiré des prises de bénéfices mais la poursuite du mouvement haussier record paraît toujours probable”, avance Milan Cutkovic, analyste marchés pour Axi.

La fin de séance du marché parisien a été contrariée par le repli des indices new-yorkais peu après l’ouverture en réaction aux propos du président de la Fed de Dallas Robert Kaplan qui s’inquiète “d’excès et de déséquilibres” sur les marchés financiers. Peu avant 12h00 locales, les trois principaux indices du marché new-yorkais évoluent ainsi en léger repli, entre -0,1% pour le S&P et -0,2% pour le Dow Jones. La faible ampleur des mouvements observés témoigne de l’attentisme des opérateurs avant la publication du procès-verbal de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed, en soirée.

La série des indices PMI d’IHS Markit (deuxième estimation) publiée ce matin a révélé que l’économie européenne résistait aux récents confinements bien mieux que beaucoup ne l’avaient prévu, grâce à la reprise de la croissance de l’industrie manufacturière et à un impact nettement moindre que l’année dernière à la mêmea époque des mesures de distanciation sociale et de restrictions de mobilité sur les services. Ainsi l’activité en zone euro a pu renoué le mois dernier avec la croissance. L’indice composite, qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier, est remonté à 53,2 en mars contre 48,8 en février, selon IHS Markit. Grâce à l’Allemagne, l’indice des services s’est rapproché de la zone d’expansion située à 50) en atteignant à 49,6, après 45,7 en février.

L’Etat actionnaire anime le palmarès

Nul mouvement sectoriel marqué ne s’est observé au sein du CAC 40, animé par un rebond de 3,7% d’Atos qui était resté hier dans le rouge après un plongeon de plus de 12% jeudi dernier.

En dehors de l’indice, EDF a grimpé de 10,7% dans la perspective d’un rachat des minoritaires par l’Etat, selon des sources consultées par Reuters. L’Etat français envisagerait d’offrir environ 10 milliards d’euros pour nationaliser la firme en rachetant les parts qu’il ne détient pas, ce qui donnerait -en ordre de grandeur- un prix par action de 19,80 euros.

Egalement visé par une opération de l’Etat actionnaire, mais sans aller jusqu’à la nationalisation, Air France-KLM a pris 5,1% au lendemain du feu vert de Bruxelles à une montée jusqu’à tout de même 30% du capital.

Le projet de rachat par Amundi du spécialiste des ETF Lyxor à Société Générale a profité surtout à l’acquéreur (+2,9%), le cédant grappillant tout juste 0,1%.

Du côté des small et midcaps, le leader mondial des étiquettes électroniques SES-imagotag a bondi de 10,2% après un “premier contrat” auprès de Walmart Canada. Spécialiste du contrôle qualité des logiciels, Cast s’est adjugé 1,8% après ses comptes annuels, montrant un retour à la rentabilité opérationnelle. L’équipementier technologique Lacroix a pris 4,3% après la présentation de son plan 2025, qui vise à atteindre 800 millions d’euros de chiffre d’affaires assorti d’une marge d’Ebitda de 9%.

Enfin, le spécialiste de la vision bionique Pixium a annoncé la première implantation de son système Prima à un patient dans le cadre de son étude pivot, dernière étape avant la demande d’autorisation de mise sur le marché. Le titre est remonté de 4% au lendemain d’une chute de 8,5% à mettre sur le compte de l’abandon du projet de fusion avec l’américain Second Sight, opération avortée sur laquelle revient le directeur général de la medtech tricolore dans une interview accordée à BFM Bourse.

Le pétrole se retourne à la baisse à l’annonce des stocks de brut

Orientées à la hausse en début de séance, les principales références mondiales de brut sont ensuite passées dans le rouge avant de creuser leurs pertes en réaction à l’annonce, par l’Energy Information Administration (EIA) d’une baisse plus marquée qu’attendu (-3,5 millions de barils) des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. À 18h, le baril de Brent lâche 1,63% à 61,71 dollars et le WTI cède 1,79% à 58,26 dollars.

Du côté des changes, l’euro grappillait encore de 0,12% à 1,1887 dollar, pendant que le bitcoin se traitait à 56.210 dollars, en repli de 2% par rapport à la veille.

Quentin Soubranne – ©2021 BFM Bourse

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