Covid : Attal appelle à la « solidarité » pour vacciner les personnes prioritaires

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Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a appelé dimanche à la « solidarité » pour que les publics prioritaires soient vaccinés les premiers contre le Covid-19, fustigeant des collectivités ayant élargi la vaccination.

« La France est limitée par le nombre de doses qu’elle reçoit » et la « priorité » reste « de protéger ceux les plus à risque », a-t-il rappelé à l’émission d’Europe 1-Cnews-Les Echos.

Or « vous avez encore plusieurs millions de personnes considérées comme prioritaires et qui sont dans l’attente d’une vaccination ».

Face aux doses inutilisées, faute de candidats ou à cause de rendez-vous non honorés, les initiatives locales se multiplient, sur la Côte d’Azur, en Corse, à Marseille ou ailleurs, pour déroger aux seuils officiels de la campagne vaccinale.

Mais selon le porte-parole du gouvernement, « il faut un peu de solidarité ». « Les Alpes-Maritimes ont eu une situation sanitaire difficile plus tôt que dans le reste de la France » et « on leur a envoyé davantage de doses », a-t-il rappelé.

« Allez chercher les publics prioritaires qui ne sont pas encore vaccinés », notamment les « personnes âgées qui vivent seules » et ne peuvent se déplacer, a plaidé M. Attal, citant des initiatives ailleurs de collectivités mettant en place des bus pour aller à la rencontre de ces publics.

De son côté, le président de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) a défendu ces initiatives locales sur BFMTV : « Ça s’appelle le bon sens, ça s’appelle le pragmatisme » et « il faut renoncer au centralisme parisien » selon lui.

M. Bertrand, candidat déclaré à la présidentielle de 2022, a aussi insisté pour « que l’on accélère sur la question de la vaccination pour les adolescents » comme aux Etats-Unis.

Globalement sur la vaccination, la cheffe de file des députés socialistes Valérie Rabault a souligné sur France 3 qu’« on a les mêmes doses que nos partenaires européens et pourtant on vaccine moins vite ». Ainsi la France est « bien en dessous de l’Italie, de l’Espagne, de l’Allemagne ».

Elle réclame « une règle simple »: « la vaccination pour les plus de 40 ans dès le 10 mai » ou « le 17 mai ». Et « on laisse la liberté aux médecins par exemple pour des patients de moins de 40 ans qui auraient des pathologies ».

Le porte-parole du gouvernement affirme pour sa part qu’« on tiendra nos objectifs » sur la vaccination : « 20 millions (de personnes ayant reçu une première injection) à la mi-mai, 30 millions à la mi-juin ». Et à cette échéance, « on pourra élargir à tous les Français de plus de 18 ans », comme annoncé vendredi par le président Emmanuel Macron.

Pour l’instant, la vaccination est ouverte à tous à partir de 55 ans et des motifs médicaux précis sont nécessaires en-dessous de cet âge, hors professions prioritaires.

« On a une organisation robuste » pour l’acheminement des doses, ce qui est « une des conditions très importantes de la maîtrise de l’épidémie », a dit M. Attal.

Alors que débute lundi un allègement progressif des restrictions notamment de déplacements face à l’épidémie, M. Attal a salué le fait que « les Français ont fait beaucoup d’efforts encore ces dernières semaines qui nous permettent progressivement de reprendre le contrôle sur l’épidémie ».

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