Analyse et Stratégie : Pour Cholet Dupont, la baisse actuelle n'est qu'une alerte dans un cycle haussier

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Selon Vincent Guenzi, stratégiste de Cholet Dupont, la récente correction n’annonce sans doute pas la fin de la hausse des actions outre-Atlantique et, par ricochet, en Europe, car « une baisse si rapide est généralement le signe de ventes automatiques d’investisseurs de court terme (comme des fonds alternatifs) ou d’investisseurs particuliers désorientés (à l’image du recul du bitcoin). Cela ne signifie pas forcément le début d’un marché baissier.  Pour que la baisse s’amplifie, il faudrait que l’environnement d’inflation ou de croissance change radicalement et rapidement, ce qui ne nous semble pas être le cas. »

En effet, la création d’une spirale inflationniste réside dans l’accélération du salaire horaire. Or, « les données sur la hausse du salaire horaire sont très fluctuantes et sujettes à révision. Celles de janvier ont été impactées par des hausses du salaire minimum, par des effets climatiques et elles n’ont concerné que peu de secteurs. » D’ailleurs, depuis 2016, la croissance du salaire horaire a oscillé entre 2,3 % et 2,9 % sans provoquer une résurgence de l’inflation. C’est pourquoi Vincent Guenzi anticipe toujours une remontée très progressive des taux d’intérêt qui ne remettrait pas en cause la croissance économique et permettrait d’éviter une forte crise boursière. « La correction actuelle nous semble être une alerte dans un cycle toujours haussier. Il y en aura certainement d’autres à l’avenir, ce qui se traduira par une remontée tendancielle de la volatilité. Dans ce contexte, il faut se garder d’agir trop vite ou de vendre trop tard. Il vaut mieux garder une position assez équilibrée et ne pas prendre de risque supplémentaire tant que la situation des marchés ne s’est pas stabilisée. »

Cet expert préconise donc une neutralité sur les actions à court terme, mais il reste surpondéré à moyen terme en mettant l’accent sur les places européennes. Au chapitre obligataire, deux classes d’actifs sont privilégiées pour le moyen terme : le haut rendement européen et les convertibles du Vieux Continent. En revanche, les emprunts d’Etat sont sous-pondérés sur les deux périodes, tout comme les sociétés privées bien notées, la dette émergente et le haut rendement américain.

L’avis d’Investir

Pour notre part, nous estimons que la baisse récente doit être mise à profit pour renforcer les positions en actions, car elle a permis de reconstituer un potentiel de hausse. Nous préconisons donc toujours une surpondération, et nous passerions même à une forte surpondération avec un Cac 40 proche de la barre des 5.000 points.

Investir – Analyses et opinions – Les Echos Bourse

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