Budget de la sécu : échange sur l’hôpital et clôture des débats

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La ministre de la Santé Agnès Buzyn a défendu vendredi soir à l’Assemblée l’engagement du gouvernement en faveur de l’hôpital, avant la clôture des débats en première lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Les députés de la majorité ont approuvé l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) dont la progression restera limitée à 2,3% quand leur progression naturelle serait plutôt de l’ordre de 4,5%.

L’opposition a plaidé pour une augmentation de ces dépenses et dénoncé « la paupérisation des soins » à l’hôpital public en soulignant le mécontentement de l’ensemble du secteur hospitalier.

Les députés ont ensuite mis un terme à l’examen en première lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale qui fera l’objet d’un vote solennel mardi prochain après les questions d’actualité au gouvernement.

« Nous faisons un effort considérable pour inverser la tendance des dix dernières années. L’année dernière était la première où les tarifs hospitaliers (ce que l’hôpital reçoit de la sécurité sociale) étaient en hausse et j’ai pris des engagements pour que cette années soit au moins aussi favorable », a plaidé la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

« L’Ondam pour 2020, c’est un objectif de 205,3 milliards d’euros et près de 5 milliards d’euros en plus qu’en 2019 investis dans la santé des Français », a souligné le rapporteur Olivier Véran

Les représentants des directeurs et des médecins des hôpitaux publics ont demandé une hausse des dépenses hospitalières de 2,4% « a minima », au lieu des 2,1% prévus, soit au moins 250 millions d’euros de crédits supplémentaires.

La ministre de la Santé qui doit annoncer « un plan de soutien » pour l’hôpital courant novembre, a rappelé que l’Assemblée a voté dans ce projet de loi « un engagement de pluriannualité des ressources des établissements de santé ».

« C’est un grand pas en avant. Sur trois ans, les hôpitaux auront une visibilité sur leurs tarifs et leurs ressources », a-t-elle souligné sans convaincre l’opposition.

« Cette Ondam est une provocation », a lancé le socialiste Joël Aviragnet, dont le parti a proposé un plan d’urgence pour l’hôpital fixant l’Odam à 3,1% (+ 830 millions d’euros) pour 2020, tandis que l’insoumise Danièle Obono dénonçait « la poursuite d’une logique d’austérité ».

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