CAC 40 : La Bourse de Paris termine dans le rouge après la BCE

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(Tradingsat.com) – La Bourse de Paris a terminé dans le rouge (-0,78%) jeudi, sans trouver de motif d’optimisme dans la réunion de la BCE, qui a comme attendu laissé ses taux inchangés mais a nettement relevé ses prévisions de croissance de 2017 à 2019.

L’indice CAC 40 s’est replié de 42,31 points à 5.357,14 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,5 milliards d’euros. La veille, il avait fini en recul de 0,51%.

La cote parisienne a débuté en léger repli et s’est ensuite maintenue en territoire négatif, creusant ses pertes peu avant la clôture.

« Nous avons l’impression qu’un certain nombre d’investisseurs ont déjà clôturé l’année, année qui par ailleurs a été très bonne pour les actions françaises et européennes », a commenté auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant Bleu Gestion.

Dans ce contexte, « les propos de Mario Draghi, le président de la BCE, n’ont pas été de nature à sortir les investisseurs de leur torpeur puisque tout ce qui a été dit l’avait déjà été précédemment et correspondait exactement aux attentes du marché », a-t-il complété.

La Banque centrale européenne, tout en laissant comme prévu ses taux inchangés, a nettement relevé jeudi ses prévisions de croissance pour la zone euro de 2017 à 2019, sans pour autant voir l’inflation remonter vers son objectif des 2% d’ici 2020.

Si « les révisions de croissance étaient tout à fait attendues », celles d’inflation « sont un peu plus surprenantes même si avec notamment la hausse des prix de l’énergie, nous nous attendons à ce que l’inflation remonte un peu mais à un rythme très lent », selon M. Larrouturou.

L’institution a certes légèrement relevé sa prévision d’évolution des prix pour 2018, à 1,4% contre 1,2% auparavant, tout en gardant inchangées ses estimations pour 2017 et 2019, toutes deux à 1,5%.

Mais sa première prévision pour 2020, très attendue des observateurs, est une inflation de 1,7%, montrant que le retour de cet indicateur au niveau visé par la BCE prendra du temps.

« D’un côté, il y a un léger relèvement sur le court terme mais sur le moyen terme, à l’horizon 2020, des estimations qui restent extrêmement prudentes », a résumé M. Larrouturou.

Dassault Aviation et Safran pénalisés

De son côté, la Banque d’Angleterre (BoE) a également opté pour le statu quo avec un taux directeur maintenu à 0,50%.

Sur le front des indicateurs, la croissance de l’activité privée dans la zone euro s’est accélérée en décembre, mais cela n’a pas suffi à la cote parisienne pour se redresser.

Aux États-Unis, les prix des produits importés ont connu leur plus forte hausse (+0,7%) depuis au moins un an en novembre tandis que les ventes au détail ont bondi (+0,8%) au-delà des prévisions des analystes ce même mois.

Par ailleurs, toujours outre-Atlantique, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties en nette baisse, contredisant les prévisions des analystes.

Concernant les valeurs, Dassault Aviation a reculé de 2,33% à 1.319,8 euros dans la foulée de l’annonce de l’abandon du programme d’avion d’affaires Falcon 5X en raison des retards de Safran (-2,03% à 85,83 euros) dans le développement du moteur de l’appareil, et le lancement d’un nouvel avion en remplacement.

Gemalto a terminé quasi inchangé (-0,21% à 46,90 euros) après avoir rejeté l’offre de rachat « non sollicitée et conditionnelle », à 46 euros par titre soit 4,3 milliards d’euros au total, présentée par le groupe informatique Atos (-2,65% à 130,20 euros).

Nexans a été fortement pénalisé (-6,37% à 48,55 euros) par un abaissement de sa recommandation à « neutre » par Barclays.

Airbus a fini également en baisse (-1,06% à 85,34 euros) alors que le conseil d’administration du groupe se réunissait jeudi dans une ambiance délétère sur fond d’affaires et de spéculations quant à un départ de son tandem de direction franco-allemand, qui font craindre une déstabilisation du géant aéronautique.

Le titre Aufeminin a flambé de +22,3% à 38,34 euros pour sa reprise de cotation tout près du prix d’OPA proposé par TF1 (38,74 euros).

Delta Drone s’est envolé de +41% à 0,55 euro, en réaction à l’annonce de la signature d’un contrat de 650 K€ avec le groupe minier South32.

Avec AFP

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