Coronavirus: nouvelle arrivée de rapatriés de Chine dans le Sud de la France

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Ils sont français, mais aussi belges, néerlandais ou suédois…: un deuxième avion ramenant des étrangers de 30 nationalités différentes de Wuhan, épicentre de l’épidémie de nouveau coronavirus en Chine, est attendu dimanche après-midi sur la base militaire d’Istres, près de Marseille.

Ce deuxième avion de rapatriés de Chine, affrété par le gouvernement français, doit atterrir sur la base militaire d’Istres en début d’après-midi, a indiqué la préfecture des Bouches-du-Rhône dans un communiqué.

En comptant les Français, les passagers sont de 30 nationalités différentes, a précisé lors d’une émission sur RTL/LCI/le Figaro le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ajoutant qu’il y avait “beaucoup d’Européens”.

“Les pays concernés, pour une bonne partie d’entre eux, vont nous permettre d’assurer un bord à bord permettant le retour de ces personnes dans les pays d’origine”, a-t-il déclaré, sans fournir plus de précisions techniques sur les lieux où se feraient ces transferts.

Le chef de la diplomatie a aussi salué une coopération “remarquable” avec les autorités chinoises. “Tous les Français qui ont demandé à être rapatriés le sont”, a-t-il dit, précisant que le rapatriement du personnel diplomatique français n’était pas à l’ordre du jour. A Paris, une grande réunion interministérielle doit avoir lieu dimanche soir autour du Premier ministre au sujet du coronavirus.

– Centre de formation –

Une partie des passagers du vol attendu dimanche, des ressortissants français notamment, seront pris en charge dans le centre de vacances de Carry-le-Rouet, une station balnéaire proche de Marseille, où sont déjà en quarantaine près de 180 personnes arrivées de Wuhan vendredi, a précisé la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Jointe par l’AFP, la Croix-Rouge, qui gère la logistique et l’animation de ce site depuis vendredi, a indiqué qu’il y restait “une cinquantaine de places d’hébergement”. D’autres rapatriés seront placés en quarantaine à Aix-en-Provence, dans une école d’officiers de sapeurs-pompiers, l’Ensosp, qui peut accueillir plus de 500 personnes.

“Nous avons eu confirmation vendredi par la préfecture et l’Ensosp que nous allions accueillir ces personnes”, a indiqué à l’AFP une porte-parole de la mairie. Dès vendredi, la maire Maryse Joissains-Masini (LR) déplorait dans un communiqué avoir “appris par la presse” le choix de sa commune pour l’accueil des rapatriés.

Devant l’entrée fermée de ce site entièrement grillagé dimanche matin, des gendarmes et des CRS patrouillaient. Le centre de formation, situé en zone rurale, est loin des habitations, et à une dizaine de kilomètres du centre-ville d’Aix-en-Provence.

Le centre d'accueil, à Carry-le-Rouet, des Français rapatriés de Chine le temps de leur quarantaine, le 31 janvier 2020 (AFP - GERARD JULIEN)

Le centre d’accueil, à Carry-le-Rouet, des Français rapatriés de Chine le temps de leur quarantaine, le 31 janvier 2020 (AFP – GERARD JULIEN)

Une partie des rapatriés de dimanche ne débarquera toutefois pas en France, mais en Belgique, selon une source diplomatique à Bruxelles, selon laquelle l’appareil emmènera ensuite vers l’aéroport militaire de Melsbroek des ressortissants belges et d’autres nationalités. D’après l’agence Belga, 9 Belges, 11 Danois, 23 Néerlandais, cinq Tchèques et deux Slovaques seront notamment débarqués à Melsbroek.

– Plateau d’oursins –

Les premiers rapatriés –en majorité des Français– arrivés vendredi à Istres sont en confinement depuis deux jours dans un centre de vacances de Carry-le-Rouet, une station balnéaire proche de Marseille.

“L’isolement au sein de ces centres permet d’assurer un suivi médical par une équipe de professionnels de santé dédiée présente sur site 24h/24 et 7j/7″, a assuré la préfecture dans un communiqué, ajoutant qu'”à ce stade, aucune des personnes en confinement ne présent(ait) de symptôme”.

A leur arrivée en France vendredi, deux personnes qui présentaient des symptômes d’infection au nouveau coronavirus ont été hospitalisées à la Timone. Elles ont été testées négativement au coronavirus.

L’une d’elles a regagné le centre de Carry samedi soir, tandis que l’autre, “pas atteinte par le virus, nécessite des soins et doit rester à l’hôpital”, a indiqué la préfecture. Dans le centre Vacanciel où ils doivent rester confinés, les rapatriés, bénéficient selon des témoignages de “très bonnes conditions”, et décrivent pour certains “une ambiance de colonie de vacances”.

Dimanche, alors que Carry-le-Rouet ouvrait les festivités de son traditionnel festival des “oursinades”, un restaurateur local a offert un plateau d’oursins aux personnes confinées, a indiqué un des trois journalistes de l’AFP présents dans la résidence hôtelière après leur retour de Wuhan.

Un nombre croissant de pays ont décidé de fermer leurs frontières avec la Chine, alors que l’épidémie a déjà fait plus de 300 morts, dont un premier décès enregistré hors de Chine, dans les Philippines.

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