EPR chinois : retard au démarrage

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Nouveau report concernant un EPR … Le groupe nucléaire chinois CGN qui gère avec EDF le projet de construction de deux réacteurs  de ce type à Taishan, au sud de la Chine, vient d’annoncer que leur démarrage opérationnel aurait lieu à une date ultérieure au planning actuellement défini.

Le premier réacteur devrait désormais démarrer au second semestre 2017 au lieu du premier semestre 2017, la mise en service du second interviendra quant à elle durant la première moitié de 2018 au lieu du second semestre 2017.

Ce report est d’autant plus important, et la mise en service d’autant plus attendue que compte-tenu des déboires enregistrés sur les autres chantiers d’EPR en Finlande et à Flamanville, ces EPR chinois devraient désormais être les premiers sites opérationnels au niveau mondial.

Le groupe chinois justifie ce report par « une évaluation complète du plan de construction technique et des risques ». Car la Chine compte bien ne pas devoir essuyer les plâtres … et encore moins les retombées radioactives. Elle souhaite ainsi mener des vérifications complémentaires sur la conception et les équipements des deux EPR. Ce qui, selon CGN, nécessite « une phase de construction technique plus longue. »

Pour rappel, la construction du projet de Taishan a débuté en 2009. Le premier réacteur devait initialement fonctionner en 2016, mais sa mise en service avait déjà été retardée. 

Rappelons que les deux réacteurs nucléaires de 3e génération EPR, dotés chacun  d’une capacité de 1.750 mégawatts, ont été vendus en novembre 2007 à la Chine par Areva, le tout pour 8 milliards d’euros, combustible compris. Initialement la mise en service de la première unité était prévue pour fin 2013 et la seconde en 2015.

A noter que cette annonce intervient alors que le géant français Areva vient d’indiquer que dans le cadre de sa restructuration, il restait ouvert à l’entrée à son capital du chinois CNNC.

Le capital du futur Areva, recentré sur le cycle du combustible après la cession de sa branche réacteurs à EDF, « reste ouvert à un investissement de CNNC dans le même cadre que les accords en cours de finalisation avec deux investisseurs », déclare ainsi Areva dans un communiqué.

La question de la représentation du groupe chinois au conseil d’administration du nouvel Areva (ou Newco) constitue à l’heure actuelle une pierre d’achoppement, l’Etat français rejetant cette possibilité.

Sources : AFP, CGN

Elisabeth Studer – 22 févier 2017 – www.leblogfinance.com

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