France : ton attractivité fout le camp !

Mots-clefs : , , ,

Inquiétant pour la France …
Selon Ernst and Young, l’attractivité de la France serait « en perte de vitesse » .
Si l’on en croit les résultats du baromètre publiés par le cabinet d’audit, les implantations internationales ont nettement chuté dans l’Hexagone en 2012. Régressant ainsi de 13 % contre une moyenne de 3 % sur 44 pays d’Europe.

En ce qui concerne l’emploi, la chute est encore plus significative, une baisse de 20 % étant enregistrée.

« Les résultats du Baromètre de l’attractivité de la France 2013 indiquent clairement que les investisseurs étrangers adressent un dernier appel à la France pour qu’elle devienne un acteur à part entière de l’économie mondiale« , écrivent le président d’Ernst et Young en France, Jean-Pierre Letartre, et l’auteur du baromètre, Marc Lhermitte.

Tout de même … le discours est pour le moins alarmant …

Principales raisons pouvant expliquer un tel phénomène selon Ernst et Young : « le rendez-vous manqué de la France » avec BRIC  (Brésil, Russie, Inde, Chine). Si 23 projets avaient été initiés entre ces pays et l’hexagone en 2011, ils n’ont plus été que 14 en 2012.

« Ce qui manque aujourd’hui, c’est l’automobile, le secteur industriel produisant des implantations et des mouvements d’investissements étrangers en Europe« , a par ailleurs expliqué Marc Lhermitte dans un entretien.

Désormais, la France se situe à la 3eme place au sein de l’Union européenne, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne.

« Si le Royaume-Uni et l’Allemagne sont considérés comme des destinations de rang mondial, les investisseurs étrangers pourraient désormais classer la France parmi les localisations secondaires, aux côtés de l’Italie et de l’Espagne, avec le risque de la voir réduite à un rôle de puissance moyenne« , s’alarme par ailleurs M. Lhermitte.

Une bonne nouvelle tout de même : la France reste numéro un en nombre d’implantations industrielles. Ces dernières affichent toutefois un recul de 25 %, avec 127 projets en 2012.

La solution ? Pour devenir « une partie prenante majeure » de la mondialisation, « la France doit, selon les investisseurs interrogés, lever les freins à son attractivité que constituent le coût du travail, la fiscalité et l’environnement administratif, juridique et réglementaire » préconise Ernst & Young.

Sources : Ernst & Young, Le Point, Le Monde

Elisabeth STUDER – 05 juin 2013 – www.leblogfinance.com


Le Blog Finance

Partager cet article