Habitat et humanisme s’insurge contre le mal logement … et la spéculation foncière

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Le P. Bernard Devert, fondateur, du mouvement “Habitat et humanisme”, vient de lancer en début de semaine le 6 décembre un appel contre le mal logement.

Opération qui s’inscrit dans le dispositif “propriétaire et solidaire”, lancé pour la troisième année consécutive par cet organisme.

Selon lui l’augmentation des prix du foncier menace la cohésion sociale. Sa solution ? l’augmentation des droits à construire dans les communes qui pourrait casser la spéculation.

S’exprimant dans une tribune disponible sur internet , le P. Devert pointe du doigt les « rentes foncières » qui, selon lui, « aggravent la pauvreté ».

Pour lui, « l’indifférence » et « l’exclusion » risquent de s’imposer « si nous ne réagissons pas rapidement tant les démunis et même les classes moyennes sont rejetées vers un ailleurs en raison d’une spéculation du foncier, destructrice de la cohésion sociale ».

Il estime par ailleurs que le maintien des rentes foncières n’est « pas admissible » tant il « éreinte » ceux qui n’ont comme revenus que « le fruit de leur travail ».

« Ne marchons-nous pas sur la tête pour observer que les prix de l’immobilier ont augmenté de plus de 140 % sur 7 ans alors que sur cette même période, la hausse des salaires médians est restée inférieure à 25 % ? » ajoute-t-il.

Observant par ailleurs qu ”un emploi ne permet plus toujours de trouver « un logement abordable » sauf « au prix d’un tel effort » que le « reste à vivre » n’est pas étranger à bien des « ruptures aggravant les précarités », déplore le prêtre.

Pour lui, il « ne s’agit pas de demander à l’État ou aux collectivités locales touchés par la crise des finances publiques d’augmenter les aides », mais de « penser autrement l’acte de construire » pour favoriser l’émergence de « quartiers plus ouverts et équilibrés ».

Sa solution ? il considère que les élus disposent d’un moyen d’action avec le plan local d’urbanisme (P.L.U.), lequel leur permet d’augmenter les droits à construire de 30 à 40 % et de délivrer des permis de construire précisant la destination des logements, notamment à vocation sociale.

Sources : La Croix, Habitat et humanisme

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