Hausse de la TVA : l’UMP dénonce un reniement de l’exécutif

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Le rapporteur général du budget Christian Eckert (PS) a confirmé dans un entretien au journal Le Monde daté du vendredi 1er mars qu’il préconisait un relèvement du taux normal de TVA à 20,5%, et un abaissement du taux intermédiaire à 9% au lieu de 10%.

“A mon avis, le taux intermédiaire devrait passer à 9% et le taux normal à 20,5%. De plus, certains produits ou services taxés au taux intermédiaire pourraient repasser au taux réduit” de 5%, explique Christian Eckert, en citant “le logement social et les travaux dans le logement social”, “les taxes d’assainissement, des eaux et d’enlèvement des ordures ménagères”. Il évoque aussi “la rénovation des bâtiments anciens, sous réserve qu’elle s’accompagne d’un effort environnemental”.

“Il y a des débats non tranchés sur la culture, comme le cinéma, les parcs à thème. S’agissant des transports publics, pourquoi ne pas traiter différemment le ticket de métro et les billets d’avion?”, a-t-il interrogé.

Des pistes présentées dans 2 semaines

Autre animateur du groupe de travail PS sur la TVA, Thomas Thévenoud (PS) avait expliqué à l’AFP mercredi que le groupe allait proposer “un taux normal de TVA un peu augmenté au-delà de 20% et un taux intermédiaire un peu raboté en deçà de 10%”. Ces pistes seront présentées devant l’assemblée des députés PS dans deux semaines.

Interrogé sur les 6 milliards de recettes supplémentaires à trouver évoqués en début de semaine par le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, “ils ne constituent pas une surprise” pour Christian Eckert, car “on sait, depuis la discussion du projet de loi de finances pour 2013, que certaines taxes ne seront pas reconduites en 2014”. Il préconise de se tourner “d’abord” vers les entreprises pour trouver ces 6 milliards.

Il se dit par ailleurs favorable à un plafonnement accru du quotient familial et à une hausse de la fiscalité du diesel.

Le gouvernement a annoncé début novembre une “évolution” des taux de TVA à partir du 1er janvier 2014 pour financer une partie du crédit d’impôt compétitivité en faveur des entreprises: passage de 5,5% à 5% du taux réduit réservé aux produits de première nécessité, hausse de 7% à 10% du taux intermédiaire et relèvement de 19,6% à 20% du taux normal.

(Avec AFP)


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