Hausse des importations de médicaments à base de stupéfiants, concurrence déloyale pour l’industrie pharmaceutique suisses ?

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Une manière d’appréhender les enjeux économiques et financiers liés au trafic de stupéfiants, voire de ceux liés à la production de cannabis et à l’autorisation de cette plante à des fins thérapeutiques.

Selon les autorités suisses, les importations de médicaments à base de stupéfiants sont en hausse. Fait d’autant plus déplorable pour nos voisins helvétiques que de tels mouvements pourraient concurrencer gravement l’activité de leurs fleurons nationaux tels que les groupes pharmaceutiques Roche et Novartis.

Précisons à cet égard que ces indications résultent des contrôles effectués dans le cadre de la campagne internationale PANGEA de lutte contre le commerce illégal de produits thérapeutiques. Ou plus précisément « destinée à lutter contre la vente illicite de médicaments sur Internet » …. à ne pas confondre avec la lutte contre la vente de médicaments – ou substances – illicites ….

La Suisse participe depuis 2007 à cette opération coordonnée par Interpol et diverses autres organisations, telles que les douanes suisses, l’Institut suisse des produits thérapeutiques (Swissmedic) et que la Fondation Antidoping Suisse. Laquelle tient nettement sur son site à distinguer «un médicament suisse » … de celui provenant d’un autre pays.

Du 13 au 20 mai, sur plus de 1500 colis contenant des médicaments contrôlés, les collaborateurs de Swissmedic et de la Fondation Antidoping Suisse ont saisi 111 envois contenant des médicaments particulièrement dangereux et 14 envois renfermant des produits dopants interdits.
Sur les 111 colis concernant des médicaments, 34 contenaient des stupéfiants, principalement des somnifères.

Au final, l’institut fédéral des médicaments a ordonné la fermeture de deux sites web suisses qui vendaient illégalement des médicaments. Sur son intervention, 80 offres proposées sur des sites d’enchères en ligne ont en outre été retirées.

La plupart des médicaments illégaux provenaient d’Inde, de Chine ou de pays européens servant de zone de transit pour reconditionner les marchandises. Les substances dopantes étaient quant à elles surtout envoyées de Grèce.

Reste que l’ambiguité est de mise : ce qui semble gêner nos amis suisses ne semblent pas tant être le caractère nocif des produits eux-mêmes mais le fait qu’ils s’avèrent avant tout être de redoutables concurrents pour l’industrie pharmaceutique helvétique.

Elisabeth Studer – 23 mai 204 – www.leblogfinance.com

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