Ils avaient volé les données de Sarkozy… Et maintenant?

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Il y a 6 ans, la revue En-Contact, que dirige Manuel Jacquinet,  révélait le vol des coordonnées bancaires de Nicolas Sarkozy, alors président de la République. Ce vol avait eu lieu au sein d’un centre d’appels prestataire de Canal+, chaîne à laquelle il était abonné. Selon lui, trois événements ont permis de se convaincre que rien n’a changé. 

Premier événement : Le 8 décembre 2014, le monde apprenait que pas moins de… 100 térabits de données avaient été volés sur les serveurs du studio Sony Pictures Entertainement. Le détournement de 47 000 numéros de sécurité sociale des employés, scripts de films à venir, ainsi que de quelques conversations par e-mail savoureuses, n’aurait pas eu le même écho si les pirates n’avaient pas dévoilé leurs motivations : empêcher la sortie d’un film satirique. Ici, la sécurité des données a été mise à mal par un « hack » informatique – rendu possible, selon le FBI, par une complicité interne.

Deuxième événement : on apprenait le 2 janvier le vol d’1,9 million de données concernant les clients du portail d’abonnements de TF1.fr, géré par Viapresse. Les pirates ont affirmé, et démontré qu’en outre, certaines données bancaires avaient été obtenues… En réponse, Viapresse a dénoncé des failles… chez d’autres partenaires. Les spécialistes de l’abonnement sont-ils plus exposés que d’autres entreprises ? Le test de la rédaction auprès de centrales d’abonnement prestataires de Lagardère Active ne s’est pas avéré très rassurant : très longue attente (13 minutes), agent avouant être en poste depuis 15 jours, aucune assurance sur la sécurité du traitement des coordonnées bancaires… Dans cette deuxième affaire, c’est, au-delà de la sécurité informatique, celle des process qui pose problème.

Troisième histoire, la plus récente. Elle concerne le spécialiste de la vente en ligne de pièces détachées automobiles Oscaro.com. Deux de ses salariés comparaissaient le 5 janvier au tribunal de Nanterre. Ce qui leur était reproché : un ingénieux système de fraude, par lequel l’un d’entre eux commandait des pièces sur le site Oscaro.com, avant de déclarer les renvoyer pour cause d’insatisfaction. Le comparse, travaillant au service client, validait les retours alors que dans la réalité, les pièces, jamais retournées, étaient revendues hors circuit… (Pour lire la suite, cliquer ici)


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