Iran : l’île de Siri, futur hub d’exportation de gaz du Golfe Persique

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Une des raisons de la baisse de tensions entre Iran et occidentaux concernant l’épineux dossier du nucléaire iranien ? Qui sait …
Quoi qu’il en soit, le directeur général de la Compagnie pétrolière du Plateau continental d’Iran (National Iranian Offshore Oil Company -NIOOC), Mahmoud Zirakchianzadeh, vient d’indiquer récemment que le pays était prêt à exporter de gaz vers les pays du Golfe Persique, notamment les Emirats Arabes Unis et l’Oman.

Ajoutant que la société était « prête à vendre du gaz à une société iranienne et étrangère qui veut produire de l’électricité pour les 25-30 ans, soit pour un usage interne ou à l’exportation« .
Selon le dirigeant, l’île iranienne de Siri (çà ne s’invente pas!) dans le golfe Persique devrait prochainement devenir la plaque tournante du gaz de la région.
Selon les informations communiquées en début de mois par Press TV, le site serait d’ores et déjà connecté aux principaux points de production et de consommation à travers un réseau de pipeline s’étendant sur des centaines de kilomètres.
Zirakchianzadeh précisant pour sa part que l’île de Siri ainsi que les Émirats arabes unis, et les îles Sharjah et Jabal Ali étaient désormais reliés par 900 km de pipeline. Le projet Siri qui inclut notamment un gazoduc reliant l’île de Siri à l’île de Qeshm ainsi qu’un autre pipeline permettant de connecter l’ïle de Kish à l’île de Siri aurait un coût de 500 millions de dollars, selon Press TV.

A noter qu’un pipeline de 147 kilomètres devrait relier l’île au champ pétrolier de Salman, partagé par l’Iran et les Emirats arabes unis.

C’est le 14 février dernier que la plus grande usine de GNL (LGN ou gaz naturel liquéfié) du Golfe Persique est entrée en service sur l’île de Siri. L’usine collecte de 100 à 104 millions de pieds cubes par jour de gaz, permettant à l’Iran d’économiser de 5 à 7 millions de dollars par jour et plus de 2 milliards de dollars par an du fait de ne pas torcher les gaz.  Le site devrait produire 1.400 barils de condensats de gaz, 1.500 barils de pentane, 4.000 barils de butane et 8.000 barils de propane par jour.

A noter que selon Press TV, plusieurs pays asiatiques et européens  ont d’ores et déjà exprimé leur volonté d’acheter des liquides de condensats et de gaz de l’usine de Siri, en dépit des sanctions contre l’Iran.

En janvier 2013, Siavash Baher, Président de la zone opérationnelle de Siri, avait indiqué que la société pétrolière iranienne entendait transformer l’île de Siri en un hub gazier du golfe Persique. Ajoutant que des « pourparlers fructueux » étaient en cours avec « les pays voisins », et qu’en « cas de la conclusion d’un accord, le gaz naturel sera exporté vers les pays cibles, via l’île de Siri».

Sources : Press TV, French.irib.ir, ISNA

Elisabeth Studer – 25 septembre 2013 – www.leblogfinance.com


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