La Bourse de Paris reprend son souffle (-0,23%) après un début de semaine vigoureux

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La Bourse de Paris lâchait un peu de lest (-0,23%) jeudi matin, marquant le pas après plusieurs séances consécutives de hausse sur fond de statistiques chinoises mitigées et avant une réunion de politique monétaire de la Banque d’Angleterre.

A 09H26 (07H26 GMT), l’indice CAC 40 cédait 11,78 points à 5.205,81 points. La veille, il avait fini en petite hausse de 0,16%.

La déception liée aux chiffres de la production industrielle en Chine pesait sur les Bourses européennes, expliquaient des analystes.

La production industrielle et les ventes au détail en Chine ont en effet fortement ralenti en août, pour le deuxième mois consécutif et de façon inattendue, signes d’une fragilité persistante de la conjoncture et du défi pour Pékin de stabiliser son économie tout en musclant ses mesures contre l’endettement.

La production industrielle dans la deuxième économie mondiale a grimpé de 6% sur un an en août, revenant ainsi « sur les niveaux de l’année 2016, alors que le premier semestre 2017 avait marqué une accélération », ont souligné les stratégistes du courtier Aurel BGC.

Par ailleurs, la publication cette semaine d’une accélération un peu plus marquée qu’attendu de l’inflation au Royaume-Uni, combinée à une stagnation de la croissance des salaires britanniques lors des trois mois achevés fin juillet, rend la tâche de la Banque d’Angleterre, qui se réunit ce jeudi, ardue.

Les attentes autour de ce rendez-vous restaient toutefois limitées puisque « les marchés parient sur un statu quo », selon le courtier.

Du côté des indicateurs, ce sont surtout les chiffres de l’inflation pour le mois d’août en France, en Italie et aux Etats-Unis qui retiendront l’attention des investisseurs.

Ils prendront également connaissance outre-Atlantique des demandes hebdomadaires d’allocations chômage.

De son côté, le marché automobile européen est resté nettement dans le vert pendant l’été, enregistrant des progressions de 2,7% en juillet et 5,6% en août par rapport aux mêmes mois de l’année dernière.

– Hermès et Korian souffrent –

Sur le front des valeurs, Hermès se repliait de 2,07% à 423,55 euros malgré la publication jeudi d’un bénéfice net en hausse de 11% au premier semestre, à 605 millions d’euros, et d’une marge opérationnelle « au plus haut niveau historique », son PDG prévenant que le groupe restait « prudent, dans un environnement très volatil ».

Vivendi reculait de 1,01% à 21,02 euros. Le gendarme boursier italien, la Consob, estime que le groupe assume un « contrôle de facto » sur Telecom Italia (Tim), a annoncé l’opérateur mercredi, en précisant qu’il déposerait des recours contre cette décision.

Dans un autre volet de ce dossier complexe, Vivendi, qui contrôle 28,8% de Mediaset, s’est engagé auprès de l’Agcom, l’autorité de régulation des télécoms, à transférer à une société fiduciaire « indépendante » 19,19% du groupe télévisé italien et à ne pas céder d’actions Mediaset à Telecom Italia.

Zodiac Aerospace prenait à l’inverse 0,76% à 24,51 euros après avoir confirmé ses perspectives de résultat opérationnel courant pour son exercice décalé 2016/2017 malgré un recul de 1,6% de son chiffre d’affaires à 5,1 milliards d’euros.

Korian perdait 3,26% à 28,81 euros, en dépit de l’annonce mercredi d’un résultat net en hausse de 18,8% au premier semestre, porté par l’international et a confirmé ses objectifs annuels.

Esso lâchait 1,12% à 59,00 euros alors que la filiale française du géant pétrolier américain ExxonMobil a enregistré une perte de 22 millions d’euros au premier semestre 2017, pénalisé par des effets de stocks négatifs, contre un gain de 108 millions un an plus tôt.

Le Noble Age progressait de 0,40% à 58,00 euros alors que le gestionnaire de maisons de retraite a annoncé mercredi une hausse de 31,7% de son bénéfice au premier semestre, grâce à des ouvertures de lits, et a maintenu ses prévisions pour l’année.

Partouche s’appréciait quant à lui de 2,12% à 34,65 euros, l’exploitant de casinos ayant confirmé mercredi son objectif de croissance de l’activité sur l’année, après la publication d’une hausse de 0,8% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre de son exercice décalé.

SergeFerrari pâtissait en revanche (-1,67% à 11,80 euros) d’une chute de 42% de sa rentabilité au premier semestre, qu’il a expliquée par l’impact financier d’une réorganisation et l’envolée du coût de ses matières premières.

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