La Bourse de Paris reprend son souffle mardi à mi-séance (+0,08%)

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La Bourse de Paris prenait le temps de souffler mardi à la mi-journée (+0,08%), se maintenant à ses sommets annuels tout en restant prudente face à l’incertitude politique italienne.

A 13H50 (11H50 GMT), l’indice CAC 40 prenait 4,63 points à 5.642,14 points, dans un volume d’échanges de 1,3 milliard d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,41% à son niveau le plus haut depuis la mi-décembre 2007.

Après avoir ouvert à l’équilibre, la cote parisienne n’a pas osé franchement s’en éloigner.

La Bourse de New York se préparait de son côté à débuter la séance en légère hausse.

Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average, qui donne sa tendance, gagnait 0,20%. Celui de l’indice élargi S&P 500 prenait 0,14% tandis que celui du Nasdaq, à dominante technologique, progressait de 0,31%.

« Grâce aux dernières nouvelles de Pékin, les investisseurs craignent encore moins une guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine », a relevé David Madden, un analyste de CMC Markets.

Le ministère chinois des Finances a annoncé que la Chine réduira de 25% à 15% ses droits de douane sur les automobiles importées à compter du 1er juillet, une annonce qui intervient quelques jours après l’accord passé avec les Etats-Unis pour régler leurs différends commerciaux.

Dans le sillage de cette annonce, dont l’Allemagne devrait profiter à plein, l’euro rebondissait mardi face au dollar, après avoir atteint la veille un plus bas depuis mi-novembre.

Les investisseurs se montraient toutefois prudents par rapport à la situation politique en Italie, au moment où son président poursuivait ses consultations après avoir reçu la proposition du Mouvement 5 étoiles (antisystème) et de la Ligue (extrême droite) de nommer Giuseppe Conte pour diriger le pays.

La perspective d’un gouvernement populiste et eurosceptique a notamment pesé sur la Bourse de Milan qui a évolué à rebours des autres places et perdu 1,52% lundi.

Toutefois, en ce qui concerne la place parisienne, « la configuration reste solide et dans une tendance des plus dynamique », a noté Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Bond d’Iliad

Du côté des indicateurs, l’agenda était vide. En l’absence d’actualité macroénomique de premier plan, les investisseurs devraient se montrer plutôt attentistes, avant la publication mercredi du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed et de celle des indices PMI pour la zone euro, a estimé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Sur le terrain des valeurs, Eurofins montait de 0,71% à 455,20 euros, soutenu par l’annonce de la reprise en sous-traitance le laboratoire d’analyses du groupe pharmaceutique japonais Astellas.

Le secteur des télécoms avait le vent en poupe alors que les quatre opérateurs de réseaux fixe et mobile français ont investi près de 10 milliards d’euros (9,6 milliards d’euros) en 2017 dans le déploiement de leurs réseaux, hors rémunération des fréquences, un montant record, selon l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep).

Iliad prenait 6,14% à 140,05 euros, Bouygues 3,72% à 41,57 euros et Orange 3,64% à 14,82 euros.

Europacorp retrouvait des couleurs (+4,78% à 2,41 euros) après avoir chuté de plus de 15% la veille. Luc Besson, le PDG de la société de production, est visé par une plainte pour viol, une accusation qu’il dément catégoriquement.

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