Le cours du pétrole boosté par la baisse du dollar

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Le prix du baril a achevé la journée de lundi en forte hausse à New York, boosté par la chute du billet vert. Laquelle rend le brut – libellé en dollar – plus attractif pour les acheteurs munis d’autres devises.  Les investisseurs demeurent également dans l’expectative quant à la position de la banque centrale américaine (Fed) face à la publication d’indicateurs à des niveaux peu réjouissants outre Atlantique.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en juillet aura ainsi progressé de 1,48 dollar à 93,45 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
Parallèlement à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet achevait la journée à 102,06 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), gagnant 1,67 dollar par rapport à la clôture de vendredi.
Précisons que le cours du pétrole avait terminé le mois de mai en enregistrant une forte dégringolade, le prix du baril tombant sous le seuil de 92 dollars. Chose qui n’avait plus été observé depuis quatre semaines. Un contexte propice à une correction technique.

Autre élément jouant en faveur de la hausse du cours de l’or noir : la baisse du dollar face aux autres devises. Chute due notamment à l’annonce faite par par l’association professionnelle ISM de la contraction de l’activité des industries manufacturières américaines en mai. Situation qui n’avait plus été observée depuis novembre dernier.

Autre élément propice à la baisse du billet vert : les dépenses de construction ont moins progressé que prévu aux Etats-Unis en avril, en hausse de 0,4% en valeur glissante annuelle par rapport à mars. Alors même que les analystes s’attendaient à une hausse deux fois plus importante.
Les investisseurs redoutent également un affaiblissement de l’offre disponible sur les marchés, une tempête tropicale étant susceptible de frapper prochainement le golfe du Mexique, importante région productrice.

Des perturbations de l’approvisionnement en brut en provenance du Moyen-Orient sont également à redouter alors que la violence s’intensifie en Irak et en Syrie. La Turquie étant à son tour frappée par un vent de révolte. Depuis vendredi, d’importants affrontements opposent en effet policiers et manifestants hostiles au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Des mouvements qui – officiellement – sont annoncés comme étant organisés en guise de protestation face aux dérives autoritaires du chef de gouvernement turc. Mais qui pourrait aussi être très fortement liés à des enjeux énergétiques, tels que ceux associés aux gisements de Tamar et de Leviathan. Nous y reviendrons.

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com  – 03 juin 2013
Sources : AFP, ats


Le Blog Finance

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