Meilleurs vœux 2015 sur la planète finance !

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En vue de démontrer si besoin était que finance et géopolitique sont des sujets planétaires, c’est en esperanto que www.leblogfinance.com  a choisi de vous souhaiter la bonne année !

Alors que les grandes puissances de ce monde redoublent d’effort pour que leur monnaie respective devienne « la » référence, plongeant le dollar, l’euro , le rouble, le yuanet que sais-je encore – dans une bataille effrénée, j’ai donc choisi cette langue pour vous adresser mes meilleurs vœux !!!

Et pour revenir sur l’aspect financier  de la chose, à l’heure de l’élargissement de l’Union européenne, Union qui en 2015 aura pour large défi de tenter d’endiguer l’influence des Etats-Unis sur ses pays membres, voire sur ses propres institutions et ses propres politiques, rappelons ce que disait l’économiste suisse François Grin en mars 2004.

Il affirmait que l’Union européenne appliquait alors officiellement un régime de type panarchique où toutes les langues sont égales, précisant d’entrée qu’il s’agissait du « régime le plus gourmand en directions de traduction ». De 110 en mars 2014, il tablait sur 420 après l’élargissement. Or, à cette date, les frais de traduction et d’interprétation des instances de l’Union européenne se montaient à € 685,9 millions par année. Somme représentant environ 0,8% du budget de l’Union. Un coût exorbitant dans une Europe désormais avec 24 langues officielles.

Comparant une Europe à 21 langues officielles à une Europe à six langues officielles (anglais, français, allemand, italien, espagnol, polonais, donc 30 directions de traduction pour un coût total de 187,2 millions d’euros par an, soit environ 41 centimes par habitant), le fait de renoncer aux quinze autres langues officielles représente donc une économie annuelle de l’ordre de €5,38 par habitant et par an avait alors chiffré François Grin.

Ajoutant que cette « économie serait sans doute payée fort cher : en effet, les Suédois, les Portugais, les Slovènes, les Hongrois, etc. seraient contraints de s’exprimer, oralement et par écrit, dans une autre langue que la leur ».

« Il ne s’ensuivrait pas seulement une fragilisation de leur position dans toute situation de débat ou de négociation » mais une « autre conséquence prévisible » selon lui serait « l’avantage tendanciel à l’embauche des locuteurs natifs de l’une ou l’autre des six langues officielles ». « En renonçant, pour leur langue, au statut d’officialité, les pays concernés préparent la mise sur la touche de leurs ressortissants pour de nombreuses carrières attrayantes, y compris en termes financiers » avait-il ajouté.

Elisabeth Studer – 31 décembre 2014 – www.leblogfinance.com

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