Morning Meeting : Vers une ouverture hésitante à Paris, entre le PMI chinois et Apple

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La Bourse de Paris devrait débuter sur une note hésitante ce jeudi, le contrat future Cac 40 progressant très symboliquement à une demi-heure des premiers échanges de 3 points. Les investisseurs sont partagés entre la publication d’un indice d’activité PMI flash rassurant en Chine pour le mois de janvier, et les trimestriels décevants d’Apple.

En Chine, le PMI flash s’est de nouveau amélioré selon les données calculées par HSBC, à 51,9 points, contre 51,5 points en décembre et 51,7 attendu par les économistes, traduisant une stabilisation de l’économie de la deuxième puissance mondiale. De quoi espérer que la croissance du premier trimestre excédera les 7,9% présentés récemment pour le compte du quatrième trimestre de 2012. A Tokyo, le Nikkei 225 a progressé ce matin de 1,28%. « La Chine a aidé, mais trois jours de pertes ont créé de belles opportunités d’achat », notait cependant Masato Futoi, responsable du trading chez Tokaï Tokyo Securities.

De quoi également atténuer la déception causée par Apple hier soir à l’occasion de la publication de ses comptes trimestriels. La marque à la pomme a dégagé un profit par action légèrement meilleur que prévu (13,81 dollars contre 13,47 dollars anticipé), mais le chiffre d’affaires ressort inférieur aux attentes, à 54,51 milliards (le consensus visait 54,73 milliards). Surtout, les ventes de l’iPhone déçoivent, à 47,8 millions d’unités délivrées, contre 50 millions espéré, tout comme celles des Macs. Les perspectives du trimestre en cours sont également inférieures aux espérances. Apple vise un chiffre d affaires compris entre 41 et 43 milliards de dollars, contre au moins 45 milliards attendu par les analystes. En avant Bourse, l’action perd 10%, ce qui pourrait peser sur Wall Sreet cet après-midi en début de session.

Les initiatives pourraient cependant rester limitées en ouverture, alors que l’on attend tout au long de la matinée les indices PMI d’activité de janvier en Europe. Pour le composite de la zone euro, le consensus Bloomberg table notamment sur 47,5 points, contre 47,2 en décembre. Plusieurs rendez-vous à noter également de l’autre côté de l’Atlantique. A 14h30, on surveillera ainsi les inscriptions hebdomadaires au chômage (355.000 demandes attendues, en hausse de 20.000). A 16 heures, on prendra connaissance des indicateurs avancés de décembre. Les analystes consultés par Reuters prévoient une hausse de 0,3%, après un repli de 0,2% le mois précédent.

Du côté des devises, l’euro reste relativement stable ce matin, à 1,3335 dollar.

Peu d’informations de premier plan au chapitre des entreprises. A noter néanmoins que, selon l’agence Bloomberg qui cite des sources proches du dossier, Delta Air Lines discuterait avec Airbus (EADS) et Boeing d’une commande d’au moins un milliard de dollars. La compagnie aérienne serait intéressée par 24 à 30 appareils de type A320 ou B737.

Groupe Bruxelles Lambert a annoncé émettre pour environ un milliard d’euros d’obligations échangeables en actions ordinaires existantes GDF Suez. L’émission porte sur un peu moins de la moitié des titres détenus par GBL, soit environ 2,3% du capital de GDF Suez. Le prix d’échange implicite des obligations fera ressortir une prime de 20% à 25% par rapport au cours de référence des actions du groupe français.

Plastic Omnium a annoncé un chiffre d’affaires annuel en hausse de près de 14% à 4,8 milliards d’euros, soutenue par de bonnes performances en Amérique du nord (+31%) et en Asie (+28%), qui ont compensé la morosité de l’activité européenne.

Selon Les Echos, Veolia Environnement et Suez Environnement sont, avec General Electric et un autre groupe dont le nom n’est pas cité, en lice pour un appel d’offre supérieur à un milliard d’euros dans le gaz de charbon en Australie. Les offres ont en cours de remise et le contrat devrait être finalisé avec le candidat retenu au cours du deuxième trimestre.

Le secteur bancaire sera également surveillé alors que l’établissement italien Banca Monte dei Paschi a annoncé des pertes sur produits dérivés structurés pour un montant de 720 millions d’euros.

Berenberg relève Ipsen de « conserver » à achat », avce un objectif de 25 euros, estimant que le pire est maintenant derrière pour le groupe pharmaceutique.


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