PSA Aulnay : Montebourg juge la fermeture inévitable

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La messe serait-elle dite ? Arnaud Montebourg lui-même, le ministre du Redressement productif, peu réputé pour sa fatalisme, juge désormais inévitable la fermeture de PSA Aulnay.
Une vision que partagent également certains salariés qui demandent d’ores et déjà à être mutés sur le site de Poissy tant l’atmosphère est pesante, sans être exempte de violences.

S’exprimant mardi sur RTL, le ministre a semble-t-il jeté l’éponge. L’Etat n’a « pas trouvé d’autre solution« , « aujourd’hui, nous ne savons pas faire autrement« , s’est-il résolu à déclarer.
Petite lueur d’espoir tout de même : le gouvernement souhaite un « reformatage » du plan social, lequel concerne quelque 3 000 salariés. Objectif affiché : pas de licenciement sec mais des « mesures de réindustrialisation sur les deux sites ».

De son côté, le directeur industriel de PSA, Denis Martin, a laissé entendre que le groupe proposerait aux salariés concernés «  des solutions d’emploi adaptées à leurs compétences« . Lesquelles devraient se trouver « dans le groupe, dans la mesure du possible« .

Si le site d’Aulnay emploie à l’heure actuelle 2.800 salariés, Denis Martin a affirmé que PSA disposait de plus de 3.500 possibilités d’emploi, dont « 1.300 en mobilité interne principalement sur le site de Poissy« .

Reste qu’à l’heure actuelle, le climat est tel sur le site d’Aulnay que certains de ses employés souhaitent être reclassés plus vite que prévu sur le site de Poissy. Le principe d’une mobilité temporaire a ainsi été accepté par la direction du groupe, à la demande de trois syndicats (CFTC, FO et CFE-CGC), ses derniers s’alarmant de la situation face à des actes de violences et des dégradations perpétrées sur le site par certains syndicalistes. Un changement radical de position de la part de ces trois syndicats, jusqu’à présent opposés à ce que ces mutations se fassent de façon anticipée, mais qui laisse entrevoir l’ampleur de la crise et des tensions observées sur le terrain.
Les mesures envisagées devraient être abordées lors d’un comité central d’entreprise extra-ordinaire le 15 février prochain.

A l’heure actuelle, l’usine de Poissy semble être capable d’absorber le surplus de production lié à la grève à Aulnay. A partir de mi-février, la ligne de la C3 et de la DS3 devrait accueillir une équipe de nuit. Ce qui permettrait au final de porter la capacité de production à 735 véhicules par jour.

Sources : Les Echos, RTL, AFP

Crédit Photo : PSA


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