Seul un tiers des Français fait confiance a l’exécutif pour réformer les retraites (sondage JDD)

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Seul un tiers des Français fait confiance à l’exécutif pour réformer le système des retraites, selon un sondage Ifop publié par le Journal du dimanche daté du 1er septembre.

A la question « vous personnellement, faites-vous confiance ou pas confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement d’Edouard Philippe pour réformer le système des retraites français ? », 34% des sondés répondent faire « confiance » à l’exécutif, selon ce sondage.

Les plus confiants sont les 18-24 ans (50%), les professions libérales et cadres supérieurs (49%) et les sympathisants de la République en marche (90%).

En revanche 66% des sondés assurent n’avoir « pas confiance », un taux particulièrement élevée chez les ouvriers (82%), les proches du Rassemblement national (90%) et les 35-49 ans (77%).

Interrogés sur la piste de réforme à suivre, 41% estiment qu’« il n’est pas nécessaire de mener une réforme des retraites », 36% plaident pour « allonger la durée de cotisation des actifs » et 16% pour « augmenter les cotisations des actifs ». Seuls 7% penchent pour « baisser les pensions des futurs retraités ».

Enfin dans l’arbitrage système de retraites universel/maintien de régimes spéciaux, 66% des personnes interrogées estiment qu’« il faut harmoniser les différents régimes de retraite avec pour objectif d’en avoir un seul et unique au nom de l’égalité entre les cotisants ».

A l’inverse 34% jugent qu’« il faut conserver des régimes de retraite différents compte tenu des spécificités de certains métiers ou professions ».

Edouard Philippe lancera jeudi et vendredi une nouvelle phase de concertation sur la délicate réforme des retraites en recevant syndicats et patronat. Un processus de « concertation citoyenne » doit ensuite être lancé à l’automne.

Dans son rapport mi-juillet, le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye préconisait la mise en place, à partir de 2025, d’un « système universel » fusionnant les 42 régimes existants. Il recommandait de fixer un « taux plein » à l’âge « pivot » de 64 ans assorti d’un système de décote/surcote.

Emmanuel Macron avait créé la surprise lundi en disant préférer « un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l’âge » de départ, tout en affirmant que « rien » n’était « décidé » à ce stade.

Le sondage a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1.010 personnes, selon la méthode des quotas, réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 29 au 30 août 2019.

cg/

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