Téléphonie mobile: Free lance la 5G après ses concurrents sur un réseau plus étendu

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Après ses concurrents SFR, Bouygues Telecom et Orange, l’opérateur Free a annoncé mardi le lancement de son réseau mobile 5G via “5.255 sites actifs couvrant déjà près de 40% de la population” française, alors que certaines grandes villes demandent un moratoire sur cette technologie.

Avec ce niveau de déploiement, Free revendique le “plus grand réseau mobile 5G en France qui couvre à la fois des territoires ruraux et des zones urbaines”, a-t-il indiqué dans un communiqué.

L’opérateur s’appuie surtout sur les fréquences de la bande 700 MHz, couplées à celles de la bande 3,5 GHz, la bande principale de la 5G, acquises lors des enchères d’octobre dernier.

“En utilisant des fréquences basses (700 MHz) pour la couverture et des fréquences hautes (3,5 GHz) pour les débits, le réseau de Free fonctionne de manière optimale. C’est d’ailleurs le choix technique fait par tous les opérateurs lors du déploiement de la 3G et de la 4G”, affirme Free.

Lors de l'Orange Business Summit, le 18 avril 209 à Paris (AFP/Archives - ERIC PIERMONT)

Lors de l’Orange Business Summit, le 18 avril 209 à Paris (AFP/Archives – ERIC PIERMONT)

A l’instar de SFR, Bouygues Telecom, et Orange, Free a communiqué ses offres tarifaires 5G grand public, revendiquant “le seul forfait qui inclut la 5G sans surcoût”, contrairement à ses concurrents.

Pour les abonnés Freebox Pop, le prix de l’abonnement sera à 9,99 euros par mois, et à 15,99 euros par mois pour les détenteurs des autres Freebox.

Après avoir versé 2,789 milliards d’euros à l’État pour s’emparer de “blocs” mis aux enchères début octobre, les opérateurs peuvent jouir de leurs fréquences 5G depuis le 18 novembre.

Ils restent toutefois soumis à des procédures administratives liées aux autorisations techniques à déposer auprès de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) et aux demandes d’information des mairies.

Or plusieurs maires écologistes ou de gauche de grandes villes, notamment à Lille ou Grenoble, ont déclaré être en faveur d’un moratoire jusqu’à la publication prévue au printemps 2021 d’un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

A Paris, le Conseil de la ville doit débattre mercredi matin des conclusions de la conférence citoyenne sur la 5G. A cette occasion, l’exécutif, qui a refusé tout moratoire, précisera les contours de sa stratégie pour la mise en place de la 5G.

Si la 5G promet d’offrir, à terme, un débit jusqu’à 10 fois plus rapide, les opérateurs comptent avant tout sur son lancement pour gérer l’augmentation du trafic et éviter la saturation de leurs réseaux mobiles.

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