Tunisie : la BEI réaffirme l’existence d’importantes réserves de gaz

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Voilà qui est à surveiller de près alors que richesse en hydrocarbures est souvent synonyme de malédiction du pétrole.

Selon Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), le Sud de la Tunisie recèle d’importantes réserves gazières. Des ressources qui pourraient attirer les majors pétrolières internationales – et notamment russes et américaines – lesquelles pourraient être tentées d’avancer de bien stratégiques pions à la « faveur » d’une instabilité politique et sociale.

En tout état de cause, le dirigeant de la BEI a récemment annoncé à Tunis avoir accordé son autorisation pour finaliser d’ici la fin du premier trimestre 2014 le financement de l’exploration des réserves gazières dans le sud de la Tunisie.

Le vice-président de la BEI a précisé à cette occasion qu’une convention sera bientôt signée pour accorder à la Tunisie un prêt pour financer le projet, lequel sera réalisé par une compagnie autrichienne.

« Il y a des réserves gazières considérables au sud de la Tunisie qui n’ont pas pu être mises en valeur. Il faut mobiliser des fonds importants pour pouvoir les mettre en valeur. L’engagement de la BEI dans ce projet est estimé à 380 millions d’euros », a ainsi déclaré Philippe de Fontaine Vive.

Précisons par ailleurs que durant l’année 2013, la BEI a décaissé au profit de plusieurs acteurs économiques et organismes publics tunisiens, une enveloppe globale de 290 millions d’euros (653 MD), dont 90 millions d’euros (202 MD), au profit du secteur privé, lesquels ont été orientés principalement, (80 millions d’euros, soit 180 MD), vers l’appui aux petites et moyennes entreprises. Depuis la fin des années 70, la coopération entre la Tunisie et la BEI a permis un financement cumulé de 4,5 milliards d’euros (10,135 milliards de dinars).

En octobre dernier, le Responsable de production de l’entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP), Yassine Mestiri avait indiqué quant à lui que des études internationales avaient révélé « la disponibilité d’un stock considérable de gaz de schiste, estimé à cinq mille milliards de mètres cubes en Tunisie ». Précisant que ces richesses se trouvaient « au sud tunisien, au Sahel et à Kairouan  » et que les réserves pourraient être exploitées durant 80 ans.

Le dirigeant avait alors affirmé son intention de procéder dans un premier temps à des opérations de prospection. Selon M. Mestiri, « ce type de gaz pourrait constituer l’une des solutions pour la diminution de des importations d’hydrocarbures par la Tunisie ».

Rappelant que les opérations de prospection du gaz de schiste n’avaient pas été jusqu’à présent autorisées en Tunisie, le responsable avait nié « l’existence d’opérations de prospection du gaz de schiste », certains prétendant au contraire certains prétendant au contraire « qu’elles avaient provoqué les secousses sismiques qui ont eu lieu récemment à Monastir, Sousse et Gafsa ».

Quelques temps auparavant, la Banque Africaine du développement (BAD) avait indiqué dans un rapport que le territoire tunisien recelait un potentiel important de gaz de schiste susceptible de révolutionner l’approvisionnement énergétique du pays et offrant à la Tunisie et au Maroc l’opportunité de réduire leurs importations en hydrocarbures.

Le rapport indiquait également que le pays disposait de 1708 milliards de mètres cube de gaz dont 508 milliards exploitables, le gaz étant concentré notamment dans le bassin de Ghadamès dans le gouvernorat de Tataouine, au sud du pays.

Sources : L’Economiste maghrebin, TAP, BAD

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com  – 31 décembre 2013

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