Le cours du cuivre aura fortement chuté cette semaine sur le London Metal Exchange, tombant à un plus bas depuis plus de trois ans et demi, . Des craintes qui auront pesé plus largement sur l’ensemble des métaux industriels, et sur les métaux de base, .
Les analystes redoutent que l’économie chinoise ne soit confrontée à un ralentissement significatif, en voulant notamment pour preuve dans le pays et l’accumulation de mauvais indicateurs.
Le cuivre, considéré comme le baromètre du marché des métaux industriels, aura ainsi atteint mercredi son plus bas niveau depuis début juin 2010, à 6.376,25 dollars la tonne.
Déjà, en fin de semaine dernière, son cours s’était infléchi, les marchés réagissant aux déboires d’une entreprise chinoise de panneaux solaires, laquelle s’est retrouvée en défaut de paiement sur des obligations.
Les investisseurs voient également d’un mauvais œil la chute de 18,1 % des exportations chinoises par rapport à février 2013, lesquelles se sont établies à 114,10 milliards de dollars, chiffre très inférieur aux prévisions des marchés.
Parallèlement, si la production industrielle chinoise a certes progressé de 8,6% en janvier et février par rapport à la même période de 2013, cela constitue son rythme le plus faible depuis 5 ans, laissant ainsi entrevoir un ralentissement durable de son économie.
Effet boule de neige, alors que le cuivre était jusqu’à présent utilisé comme garantie pour obtenir des prêts en Chine, la valeur de cette dernière diminuant, les emprunteurs concernés ont été contraints de rembourser leurs prêts, les banques rechignant par ailleurs à octroyer de nouveaux emprunts assortis de telles conditions.
Au final, vendredi, sur le LME, pour livraison dans trois mois s’échangeait à 6.490 dollars vendredi à la cloture, contre 6.854 dollars le vendredi précédent à 14H00 GMT.
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