L’ISM manufacturier et le rapport sur l’emploi font pression sur Wall Street

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Le marché boursier américain fait du surplace depuis le début du mois après avoir rebondi au cours de la dernière semaine de mai. Le S&P 500 est sous pression à 4100 points depuis plusieurs séances en raison des récentes surprises économiques. Les chiffres de l’indice ISM manufacturier et des créations d’emplois pour le mois de mai sont ressortis supérieurs aux attentes, renforçant les anticipations de resserrement monétaire de la part de la Fed. Cette hausse des attentes se traduit par la remontée de toute la courbe des taux obligataires. Le rendement américain à 2 ans a rebondi de 17 points de base et celui à 10 ans de 19 points de base la semaine dernière.

Les données économiques pèsent sur les marchés boursiers et obligataires et devraient continuer à le faire, car les bonnes surprises économiques renforceraient les attentes de hausse des taux, tandis que les mauvaises surprises alimenteraient les craintes de récession.

Les données sur l’inflation publiées en fin de semaine seront particulièrement importantes pour les marchés, car elles pourraient déclencher à la fois une nouvelle hausse ou une nouvelle baisse. Une inflation plus élevée que prévu renforcerait les attentes de relèvement des taux, tandis qu’une inflation plus faible que prévu les réduirait.

Le S&P 500 pourrait poursuivre son rebond à court terme

S&P 500 : Wall Street marque le pas à 4100 points

Sur le plan de l’analyse technique, le S&P 500 tergiverse dans un range étroit entre environ 4180 et 4080 points. La sortie de cette fourchette de prix donnera le prochain tempo. Une sortie par le haut ouvrirait la voie à une poursuite du rebond jusqu’au sommet de mai vers 4300 points tandis qu’une sortie par le bas ouvrirait la voie à un retour aux récents plus bas vers 3900 points.

Une sortie par le haut semble être le scénario le plus plausible étant donné que le sentiment du marché, bien qu’il se soit amélioré au cours des deux dernières semaines, reste particulièrement pessimiste. En effet, une poursuite de la chute des marchés semble peu probable à court terme alors que la grande majorité des opérateurs semble désormais tabler sur une récession. Le marché est susceptible de rebondir jusqu’à ce que le consensus s’accorde à dire qu’il n’y aura peut-être pas de récession après tout, puis d’entamer une nouvelle phase de baisse plus tard cet été.

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