Malgré l’inflation, LVMH voit ses bénéfices s’envoler de 23%

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Le leader mondial du luxe est parvenu à dégager un bénéfice de 6,5 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année 2022, soit bien mieux qu’en 2021.

LVMH, numéro un mondial du luxe, a annoncé mardi avoir réalisé un bénéfice net de 6,5 milliards d’euros au premier semestre, en hausse de 23% par rapport à la même période de 2021 dont les performances avaient déjà été qualifiées de “record”.

Les ventes du groupe de Bernard Arnault ont totalisé entre janvier et juin 36,7 milliards d’euros, en hausse de 28%, tirées par la division phare Mode et Maroquinerie (Louis Vuitton, Dior, Celine…) qui réalise à elle seule 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+31%), a indiqué LVMH dans un communiqué.

“LVMH réalise un excellent début d’année auquel participent tous nos métiers”, déclare le PDG Bernard Arnault cité dans le communiqué, “nous abordons la seconde partie de l’année avec confiance, mais dans le contexte géopolitique et sanitaire actuel, nous resterons vigilants”.

Le chiffre d’affaires du groupe est supérieur aux consensus établis par Bloomberg et Factset, qui tablaient respectivement sur 35,4 milliards d’euros et 36 milliards d’euros.

Le résultat opérationnel courant du premier semestre est de 10,2 milliards d’euros, en croissance de 34% par rapport à la même période en 2021. La marge opérationnelle courante ressort à 27,9% en hausse de 1,3 point par rapport à 2021.

La division “Mode et Maroquinerie” moteur du groupe

Le groupe est porté par sa division phare “Mode et Maroquinerie” même s’il ne détaille pas les performances financières de ses marques.

LVMH assure que “Louis Vuitton, Christian Dior, Fendi, Celine, Loro Piana et Loewe gagnent partout des parts de marché et atteignent des niveaux records de rentabilité”.

Les ventes de Vins et spiritueux (Ruinart, Moët et Chandon, Hennessy…) augmentent de 23% à 3,3 milliards d’euros, et celles du secteur des parfums et cosmétiques (Guerlain, Givenchy, Kenzo…) de 20% à 3,6 milliards d’euros.

Le secteur des montres et joaillerie frôle les 5 milliards de ventes (+22%) notamment grâce à “une dynamique créative” en particulier de “Tiffany, Bulgari et TAG Heuer”.

La division Distribution sélective a réalisé 6,6 milliards d’euros de vente (+30%) grâce à “un fort rebond” de Sephora qui a annoncé en juillet céder l’ensemble de ses 88 boutiques en Russie à son directeur général local, sans communiquer le montant de la transaction.

Géographiquement, l’Europe et les Etats-Unis sont en forte hausse, selon LVMH, tandis que l’Asie connaît une progression moindre en raison d’un deuxième trimestre affecté par de nouvelles restrictions sanitaires en Chine.

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