Comme quoi … çà a du bon pour l’industrie française de l’armement …
S’il fallait démontrer s’il en était besoin, que l’un ne va pas sans l’autre, les propos de Gérard Longuet – ministre français de la Défense de 2011 à 2012 – lors de l’un des ateliers organisés dans le cadre du forum qui s’est tenu le 15 et 16 décembre dernier à Dakar () n’auront fait qu’enfoncer le clou.
S’exprimant lors d’une séance de travail, ce dernier n’y est pas allé par quatre chemins … affirmant aux ministres de la défense africains présents dans la salle : « n’achetez pas du matériel ancien » pour assurer votre sécurité, notamment en ce qui concerne les équipements satellitaires et les drones. Cela aura eu le mérite d’être clair alors que des sociétés telles que tels que , Thalès, Airbus, (missiles), (drones, ) participent en tant que partenaires.
Autre élément important et non des moindres mis en avant, sujet repris à plusieurs occasions par différents intervenants lors de l’atelier : « la maîtrise de l’information ».
Qui dit matériel d’occasion peut également signifier des matériels qui sont passés dans d’autres mains, mains de clients … mais également de fournisseurs … sans qu’on ne puisse distinctement connaître le mécanisme précis de récolte des informations.
Car selon les termes mêmes des participants à ces ateliers, la guerre est désormais une « guerre de renseignement » et on ne doit jamais oublier qu’un drone, « c’est une arme » …
D’où l’ »importance du financement » des acquisitions faites par les différents Etats, relèvent quasiment en choeur les différentes présentes réunies. Or, comme le dit si bien l’un des participants : « le renseignement que donne le drone, ce n’est pas un africain qui le donne ». Sous-entendu choisissez bien la source de vos informations, la manipulation – des données et des pensées – faisant partie de l’art de la guerre.
