Polaroid revient au premier plan, vintage mais connecté

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Un nom qui fleure bon les années 1980, un design anguleux suranné et une technologie menacée d’extinction par le tout-numérique: Polaroid a pourtant su ressusciter le plaisir de la photo instantanée sur papier. “Nous sommes à l’opposé du digital, revendique fièrement le trentenaire Oskar Smolokowski, PDG de l’entreprise. Les appareils photo instantanés nécessitent l’intention réelle de prendre une photo, contrairement au smartphone. La démarche est vraiment particulière aujourd’hui.” Un décalage dont Polaroid a fait un argument commercial, alors que la plupart des photos prises en numérique, jamais imprimées, terminent souvent sur un réseau social.

Savoir-faire retrouvé

La renaissance de cette marque, née en 1937 aux Etats-Unis, est en soi une performance, tant elle a suivi des chemins tortueux. Avec l’avènement de la photo numérique, et une succession de décisions de gestion désastreuses, la faillite est prononcée en 2007. L’usine historique d’Enschede, aux Pays-Bas, ferme en 2008. Jusqu’à 1.200 ouvriers y avaient œuvré pour produire 120 millions de pellicules par an. Des passionnés tentent de réunir des fonds afin de racheter les machines. Réunies autour d’un biologiste autrichien, Florian Kaps, une dizaine de personnes lancent l'”Impossible Project” . Les apprentis chimistes tâtonnent alors afin de redécouvrir le secret de la photographie instantanée. Sans brevet ni savoir-faire dans leur escarcelle, ils

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