Ebola/ contrôle des vols en provenance du Mali : effet d’annonces, le danger pourrait être autre

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Mais de qui se moque-t-on ? Selon les directives du ministère de la Santé, la France a étendu les contrôles contre le virus Ebola aux passagers en provenance du Mali. Jusqu’à présent, seuls ceux en provenance de Guinée faisaient l’objet de telles précautions. Une annonce nous dit-on qui intervient alors que le Mali a annoncé avoir enregistré trois décès sur quatre cas d’Ebola répertoriés sur son sol.

Mais arrêtons de gober tous ces effets d’annonces des medias et ministères réunis ! N’allez pas croire que comme pour Tchernobyl en son temps, on va arrêter la propagation du virus Ebola en France en le stoppant à nos frontières – aériennes – de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly, via un contrôle effectué à l’arrivée de tous les vols en provenance de Bamako.

Sachez en effet qu’il n’y a pas que Paris en France, que les deux aéroports franciliens ne sont pas les seuls aéroports français  …  et que pour l’immense majorité des passagers à destination ou en provenance des villes de province, telles que Toulouse, Marseille, Bordeaux, Lyon, les vols s’effectuent – comme c’est le cas pour la destination Sénégal – sur la compagnie Royal Air Maroc via le hub de Casablanca (Maroc). Hors aucun contrôle n’a été prévu pour le moment  dans les villes de province de l’Hexagone, et encore moins pour les vols en provenance de Casablanca.

En ce qui concerne  Royal Air Maroc,  cette dernière a mis en place depuis mars dernier  à l’aéroport Mohammed V de Casablanca un dispositif de caméra thermique « détecteur de fièvre ».  La  compagnie ajoute que « tout un dispositif de contrôle médical des passagers en provenances des pays à risque est opérationnel dès l’alerte donnée par les autorités sanitaires mondiales (OMS) et marocaines, en prévention du virus Ebola ». Un parking de mise en quarantaine, dédié aux avions en provenance de pays à risque pour la désinfection avec chaque rotation a  été aménagé.

S’agissant des aéroports franciliens, la Croix-Rouge et la protection civile vont appuyer les services de santé aéroportuaires pour contrôler les passagers.  « La température de chaque passager sera mesurée et une fiche d’information sur la conduite à tenir en cas de fièvre supérieure à 38° C, dans les 21 jours après leur retour, lui sera remise », précise le communiqué du ministère. Contrôle qui semble tout de même un peu léger pour endiguer la propagation d’un virus, quel qu’il soit.

A noter que pour assurer le suivi, les passagers des avions seront invités à remplir des formulaire que les autorités sanitaires conserveront durant 21 jours, la durée d’incubation maximale du virus.

Mais ne soyons pas dupes, le Quai d’Orsay et le ministère de la santé semblent avant tout rassurer et calmer les esprits. Tous les spécialistes et conseillers d’ambassades de la zone Afrique doivent biens avoir que le diabète et le palludisme sont deux fléaux beaucoup plus dangereux qu’Ebola. Lequel pourrait s’avérer être de surcroît une arme biologique aux mains de l’oncle Sam.

Vous en doutez ? Courant septembre, le  Liberian Dailey Observer, a tout de même  accusé tout net  le gouvernement américain d’avoir intentionnellement manipulé génétiquement le virus Ebola et du Sida dans des laboratoires de recherche sur le bioterrorisme. Plus encore, le  journal affirme que les Africains ont été délibérément infectés par des programmes de vaccination. Une mise en cause à ne pas prendre à la légère, le journal,  tiré à 30 000 exemplaires, étant  principalement distribué dans la capitale libérienne de Monrovia. Autre élément notable :  l’article figure en première page.
Selon le Liberian Dailey Observer, le gouvernement américain et  le Département de la Défense et des universités de recherche américaines se sont alliés pour tester des armes biologiques sur les nations africaines.  L’article n’a pas été rédigé par un néophyte puisqu’il s’agit du  Dr. Cyril E. Broderick, un ancien professeur de phytopathologie à l’Université du Collège de l’agriculture du Libéria, qui  a également enseigné à l’Université du Delaware dans le domaine de l’ agriculture.
Histoire d’appuyer ses allégations, le Dr. Broderick cite plusieurs organisations qui participent à la mise en place  d’essais sur les maladies émergentes, en particulier sur le virus Ebola et les vaccinations.
Parmi elles, l’Institut de recherche médicale sur les maladies infectieuses de l’Armée américaine (USARIID) à Fort Detrick dans le Maryland ainsi que l’Université Tulane. Evoquant parallèlement  une subvention de 7 millions de dollars en faveur de  l’Institut nationale de la santé, le CDC, Médecins sans frontières, Tekmira, une société pharmaceutique canadienne et GlaxoSmithKline du Royaume-Uni.
Selon le Dr. Broderick, les dirigeants africains doivent protéger leur population  afin que cette dernière ne devienne ni plus ni moins que  des cobayes des firmes pharmaceutiques.
Des propos qui raisonnent tout particulièrement, alors que nous évoquions très récemment les interrogations de l’homme d’affaires sénégalais Moussa Sow, propriétaire d’hôtels en Guinée, sur une éventuelle implication de l’Occident dans la gestion de cette crise.
Et ce,  alors même que Moody’s, l’agence US de notation, holding de Moody’s Analytics, fournisseur de solutions de gestion des risques, avait préalablement indiqué  que l’épidémie d’Ebola, qui frappe de plein fouet l’Afrique de l’Ouest devrait avoir de larges répercussions économiques et budgétaires sur les pays de la région … lesquels s’avèrent être des contrées aux finances fragiles et très dépendantes des matières premières ….

Sources : AFP, Liberia Daily Observer

http://www.leblogfinance.com/2014/11/ebola-controle-des-vols-en-provenance-du-mali-effet-dannonces-le-danger-pourrait-etre-autre.html

Elisabeth STUDER – 22 novembre 2014 – www.leblogfinance.com

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