Hard brexit : Toyota craint pour sa survie outre-Manche

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L‘industrie automobile toute entière s’inquiète des conséquences d’un hard Brexit, mis en avant cette semaine par Thérésa May, le chef de gouvernement britannique.

En guise de réaction aux déclarations de la première ministre du Royaume Uni, Takeshi Uchiyamada, président du conseil d’administration de Toyota, a indiqué dans un entretien accordé au Financial Times à l’occasion du Forum économique mondial à Davos que le groupe japonais allait envisager avec ses fournisseurs la manière dont sa société pourrait y « survivre » outre Manche.

Le constructeur a par ailleurs déclaré réfléchir et discuter avec le gouvernement afin de déterminer comment la compétitivité pourrait être maintenue, espérant pouvoir maintenir un « avenir prometteur » pour son implantation au Royaume-Uni.

Le dirigeant de Toyota a toutefois déclaré qu’aucune décision n’avait été prise à ce stade et que, pragmatique, il attendrait de voir comment l’Union Européenne allait répondre aux propositions de Londres.

Pour rappel, le groupe japonais détient deux usines au Royaume-Uni, l’une à Burnaston dans le centre de l’Angleterre pour l’assemblage de véhicules et l’autre à Deeside au Pays de Galles pour les moteurs. Il emploie plus de 3.400 personnes dans le pays.

En octobre dernier, son compatriote Nissan a obtenu quant à lui des garanties auprès du gouvernement britannique en échange de l’engagement de continuer à investir sur son site de Sunderland (au nord-est de l’Angleterre).

Sources : AFP, Financial Times

 

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