Immobilier : les prix ont plus baissé à Paris qu’en province

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8.260 euros, c’était ce que coûtait en moyenne le mètre carré d’un appartement ancien à Paris au troisième trimestre 2013. Sur le papier, certains seront donc tentés d’écrire que les prix de l’immobilier ont augmenté dans la capitale. De fait, selon les actes signés par les acquéreurs durant le 2e trimestre 2013, le prix moyen au m2 n’atteignait, fin juin, « que » 8.220 euros du m2.

Mais ces données brutes, qui laissent apparaître une hausse des prix de 0,5%, sont trompeuses. L’Insee, qui corrige, elle, les chiffres des notaires en tenant compte des variations saisonnières (la demande est traditionnellement plus forte en été qu’au printemps) estime que les prix ont en fait baissé de 0,5% d’un trimestre à l’autre, comme on peut le lire sur le tableau ci-dessous.

Cette baisse des prix est encore plus manifeste si on regarde l’évolution des prix sur un an: -2,1%. Fin septembre 2012, pour s’offrir un appartement à Paris, il fallait compter en moyenne 8.440 euros du m2. L’effritement des prix dans la capitale désormais plus sensible que celui qui prévaut en province (-1,5%).

Pour autant, les Parisiens qui souhaitent revendre leur appartement n’ont pas tout perdu. Les notaires d’Ile-de-France notent en effet une hausse du nombre des transactions en Ile-de-France qui laisse à penser que le marché se débloque un peu: « La légère amélioration des volumes de ventes, qui s’est amorcée au deuxième trimestre 2013 a été confirmée au troisième trimestre 2013 « , ont-il indiqué lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 28 novembre. Des acquéreurs qui, pour une grande partie, ne sont pas des Français. À Paris, les étrangers représentaient 7,9% des transactions au troisième trimestre.

On a « touché le fond » au 2e trimestre

Au 3e trimestre, il s’est vendu dans la région 42.320 logements anciens et neufs, soit 14% de plus qu’à la même période en 2012. Pour les notaires d’Ile-de-France, tout laisse donc à penser que le marché a « touché le fond » au 2e trimestre 2013. Pour autant, ces derniers restent circonspects quant à l’évolution du marché l’an prochain. « Il est rationnel de penser qu’une évolution va se produire dans un sens ou dans un autre », assurent-ils sans prendre trop de risques…

Et d’ajouter, pour justifier leurs doutes: « La possible augmentation des droits de mutation à compter de 2014 – le débat est en cours à l’assemblée nationale – pourrait inciter quelques acquéreurs à boucler leur acquisition d’ici la fin février. L’abattement exceptionnel de 25% sur les plus-values immobilières pourrait donner un coup de pouce à l’activité en 2014, avant l’été. Mais les effets attendus devraient être modestes, le contexte économique et financier et surtout la question de la confiance continuant de jouer un rôle déterminant, à défaut d’ajustement sur les prix ».

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