Le baril de brut américain sous les 15 dollars, chute de près de 20%

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Le baril de brut américain a chuté lundi de près de 20% à moins de 15 dollars l’unitéen Asie, son plus bas niveau depuis plus de deux décennies, en raison d’une baisse de la demande mondiale due à la pandémie de coronavirus.

Le baril américain West Texas Intermediate (WTI) a dégringolé de plus de 18,7% à 14,84 dollars l’unité dans les premiers échanges asiatiques, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord reculait de 1,5%, à 27,64 dollars le baril.

Les marchés du pétrole ont plongé ces dernières semaines à leur plus bas niveau depuis près de vingt ans, alors que les blocages et les restrictions de voyages dans le monde entier se répercutent de plein fouet sur la demande.

La crise a été aggravée après que l’Arabie Saoudite, membre de l’Opep, a lancé une guerre des prix avec la Russie, qui n’est pas membre de cette organisation.

Les deux pays ont mis un terme à leur différend au début du mois en acceptant, avec d’autres pays, de réduire leur production de près de 10 millions de barils par jour pour stimuler les marchés touchés par le virus.

Mais les prix ont continué à baisser fortement, des analystes estimant que les réductions ne suffiraient pas à compenser les chutes massives de la demande provoquées par la pandémie.

“Les prix du pétrole brut sont restés sous pression, car les prévisions de baisse de la demande pèsent sur le sentiment général”, a déclaré la banque ANZ dans une note.

“Bien que l’Opep ait accepté une réduction sans précédent de la production, le marché est inondé de pétrole”, a-t-elle ajouté en référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et aux partenaires non membres de l’Opep.

“On craint toujours que les installations de stockage aux États-Unis ne soient à court de capacité”, estime la banque.

L’administration américaine de l’information sur l’énergie a fait savoir que les stocks de brut de la plus grande économie mondiale ont augmenté de 19,25 millions de barils la semaine dernière, ajoutant aux malheurs d’un marché mondial surapprovisionné.

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