Pourquoi la machine à cash d’Apple a des ratés

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L’annonce de la baisse des bénéfices d’Apple n’a guère surpris. Dans la High Tech, les ventes de Noel sont habituellement les plus fortes de l’année tandis que celles du premier trimestre sont plus faibles. Mais, pour la première fois depuis dix ans, Apple affiche une baisse de son résultat net par rapport au premier trimestre 2012: -18% soit 9,5 milliards de dollars. Tim Cook a tenté de faire avaler la pilule au marché en annonçant le reversement de 100 milliards de dollars en deux ans et demi aux actionnaires. L’annonce a fait long feu: après une hausse de 5%, le titre est reparti à la baisse.

Car l’inquiétude ne vient pas de la baisse du résultat mais d’un désastreux effet ciseau: les bénéfices sont en baisse tandis que le chiffre d’affaires est en hausse. En clair, la spectaculaire rentabilité de la pomme commence à s’effriter, passant de près de 30% à 22%. Tim Cook a reconnu que le « taux de croissance a ralenti et les marges ont baissé, comparé au niveau exceptionnellement haut de 2012 ».

Cette baisse des marges est la conséquence inéluctable de la stratégie « fabless » du géant californien. La fabrication de la plupart des pièces des iPhone et des iPad sont sous-traitées. Au contraire, Samsung, le grand rival, cherche à fabriquer lui-même la plus grande partie de ses appareils. Si la rentabilité du coréen est incomparablement plus faible, les coûts de fabrication baissent tandis que ceux d’Apple stagnent ou augmentent. Rien n’annonce une inversion de tendance, ce qui commence à susciter l’inquiétude des analystes financiers de Wall Street…


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