Selon Vincent Guenzi, stratégiste de Cholet Dupont, septembre a montré que la croissance mondiale n’est pas menacée à court terme. « Les connaissent une expansion vigoureuse de l’activité. Pour l’instant, la hausse des salaires reste maîtrisée et l’inflation sage. Il n’y a aucun signal précurseur de ralentissement. En Europe, la croissance est moins forte et elle dépend beaucoup de la demande externe. En revanche, la consommation des ménages, qui est restée contenue depuis 10 ans, constitue un relais de croissance alimenté par la baisse continue du . La crainte d’une crise avec l’Italie semble s’éloigner. Les modifications rapides du projet de budget montrent que le gouvernement italien, qui souhaite maintenir ses engagements électoraux, devra tenir compte des réactions des marchés financiers. La croissance des pays émergents est toujours forte mais elle tend à ralentir. »
Quant à la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la , elle ne devrait avoir que des répercussions modérées sur la croissance mondiale, avec des estimations du FMI comprises entre – 0,3 % et – 0,5 %. Le prix du , au plus haut depuis 2014, pourrait refluer à la suite de l’accroissement des capacités de transport pétrolier aux Etats-Unis. « Finalement, l’environnement global reste assez favorable aux marchés financiers qui semblent résister de mieux en mieux aux incertitudes et aux craintes géopolitiques qui pourraient elles-mêmes s’apaiser dans les prochains mois. » Toutefois, cet expert reste prudent à court terme dans l’attente d’opportunités d’achat qui semblent en train de se matérialiser.
Si Vincent Guenzi est neutre sur les actions à court terme, il sous-pondère quand même les européennes, les sud-américaines et celles d’Europe de l’Est. A moyen terme, il préconise toujours une surpondération des titres américains et européens. Dans le domaine obligataire, où la neutralité est de mise à court terme et la sous-pondération à moyen terme, une seule classe d’actifs est privilégiée pour le moyen terme : les convertibles du Vieux Continent. En revanche, les emprunts d’Etat européens bien notés sont sous-pondérés sur les deux périodes, tout comme les sociétés privées bien notées, la dette émergente et le haut rendement américain.
