Economie : La Banque de France maintient sa prévision d'une hausse de 5% du PIB en 2021 – Villeroy

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PARIS, 9 février (Reuters) – L’économie française devrait rebondir de 5% cette année malgré l’incertitude créée par la situation sanitaire, a déclaré mardi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, confirmant ainsi les prévisions de décembre de la banque centrale.

La deuxième économie de l’Union européenne a connu l’an dernier sa pire récession depuis la Deuxième Guerre mondiale, le produit intérieur brut (PIB) s’étant contracté de 8,3% après les restrictions mises en place pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.

“Je confirme aujourd’hui notre prévision de croissance à +5% pour l’ensemble de l’année 2021. Elle est robuste et plutôt prudente, tout en rappelant bien sûr la forte incertitude sanitaire”, a déclaré le gouverneur de la Banque de France dans une interview accordée aux journaux du groupe Ebra.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a préparé le budget 2021 sur une prévision de croissance de 6%, mais il a indiqué ces dernières semaines que cela pourrait être difficile.

La banque centrale a estimé mardi que l’activité économique française resterait en février, comme en janvier, inférieure de 5% par rapport aux niveaux d’avant la pandémie.

Les sociétés contactées pour l’enquête sur le climat des affaires ont rapporté des attentes stables pour l’activité commerciale malgré les fortes incertitudes liées à la crise sanitaire, dit la Banque de France dans son rapport mensuel.

Le gouvernement français n’a pas instauré un troisième confinement mais il n’a pas écarté cette possibilité si l’épidémie de coronavirus se développait à nouveau de manière incontrôlée.

Le mois dernier, le gouvernement a durci les restrictions déjà mises en place, avançant l’heure du couvre-feu à 18h00 et ordonnant la fermeture des grandes galeries marchandes.

Le rapport de la Banque de France montre que le secteur des services a encore été le secteur le plus fortement touché par la crise sanitaire, sa capacité de production n’atteignant que 74% en janvier, contre une moyenne de 79% avant la crise. (Leigh Thomas, version française Camille Raynaud, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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