Le taux de chômage a bondi au troisième trimestre 2015, à 10,2% de la population active en France métropolitaine (+0,2 point), touchant plus de 2,9 millions de personnes, son plus haut niveau depuis 1997, a annoncé jeudi l’Insee.
En incluant l’outre-mer, le taux de chômage mesuré par l’Institut de statistiques, selon les normes du Bureau international du travail (BIT), s’élève à 10,6% de la population active. Il a crû de 0,2 point sur un an en métropole, et également de 0,2 point par rapport au trimestre précédent, soit 75.000 chômeurs de plus. Au total, l’Insee a recensé 2,941 millions de chômeurs en France métropolitaine.
Cette hausse touche l’ensemble des classes d’âge mais frappe plus particulièrement les jeunes actifs (+1 point chez les 15-24 ans par rapport au 2e trimestre).
Il s’agit du plus fort taux enregistré depuis le dernier trimestre 1997. Ces évolutions sont à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d’erreur de +/-0,3 point de la statistique de l’Insee.
Les chiffres de l’Insee diffèrent de ceux de Pôle emploi car ils ne mesurent pas le chômage de la même manière: Pôle emploi recense les demandeurs d’emploi enregistrés sur ses listes alors que l’Insee mesure son taux à partir d’une enquête effectuée chaque trimestre auprès de 110.000 personnes. Seul le taux de de l’Insee est reconnu au niveau international.
L’ relève par ailleurs une légère hausse du sous-emploi, c’est-à-dire essentiellement les personnes en temps partiel subi: 0,1 point de plus sur un trimestre, soit 1,7 million de personnes, en grande majorité des femmes.
(Avec AFP)
